Rome, 17octobre(APIC) Dix ans après l’affaire du Banco Ambrosiano, l’Institut pour les oeuvres de religion (IOR), la banque du Vatican risque à
nouveau d’être impliqué dans un important scandale financier. Le parquet de
Milan vient d’ouvrir une enquête sur les pots-de-vins versés par Raoul Gardini – qui s’est suicidé cet été – à des politiciens italiens pour se défaire des actions du groupe chimique « Enimont » à des conditions favorables.
Les sommes ainsi payées pourraient se monter à 150 milliards de lires
(150 millions de francs). Une partie de cet argent aurait transité par les
caisses de l’IOR. Avec une rapidité inaccoutumée, l’IOR s’est déclaré prêt
à collaborer à l’enquête, mais a précisé que pour l’instant aucune commission rogatoire n’est parvenue au Vatican de la part des juges italiens. Ce
qui est tout à fait normal car le parquet doit saisir d’abord le Ministère
des affaires étrangères, lequel doit entamer une procédure qui durera au
moins deux mois. L’IOR est en effet légalement une banque étrangère en Italie, et n’est donc pas soumis aux lois italiennes contre le blanchiment des
capitaux. Mais en même temps, sous certains aspects, l’IOR fonctionne comme
une banque romaine ce qui facilite son utilisation pour des fins peu claires. (apic/sv/mp)
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