Rencontre Jean Paul II Soljenitsyne: le témoignage d’Irina Alberti

Rome, 21octobre(APIC) A Soljenitsyne qui déplorait que les églises d’Occident étaient remplies de touristes mais de peu de fidèles, le pape a doucement répliqué que la situation est en train de changer, témoigne dans une

interview que publie jeudi « La Stampa » Irina Alberti, qui accompagnait

Alexandre et Natalia Soljenitsyne, reçus samedi en audience par Jean Paul

II.

Irina Alberti, 75 ans, née en Italie d’immigrés russes, dirige à Paris

l’hebdomadaire « Ruskaja Mysl ». Sa maison fut des années durant le lieu de

rencontre des dissidents. Elle a servi samedi d’interprète. Jean Paul II,

qui parle russe, ne maîtrise cependant pas totalement cette langue.

Dans son interview, Irina Alberti raconte que le couple Soljenitsyne

était particulièrement ému par sa rencontre avec le pape. « Soljenitsyne

parle de sa tristesse de voir les églises d’Occident pleine de touristes

mais avec peu de fidèles »… Le pape « lui réplique doucement que cette situation est en train de changer… » Soljenitsyne évoque l’Eglise orthodoxe

« malade et encore très faible » et parle des catholiques « qui se comportent

en concurrents et non en amis… « Pas vous, dit Soljenitsyne au pape, pas

votre Sainteté. Mais d’autres individus ou groupes ». Et Jean Paul II de

parler de christianisme en Russie et des martyrs orthodoxes russes.

Soljenitsyne, qui a une grande vénération pour Jean Paul II, poursuit

Irina Alberti, est sans nul doute influencé par les courants de l’émigration russe qui sont « fanatiquement anti-catholiques », explique-t-elle dans

une autre interview également publiée jeudi par le quotidien « L’Avvenire ».

Irina Alberti dit avoir noté une chose frappante « Soljenitsyne a tendance à être pessimiste sur le monde d’aujourd’hui. Le pape a la certitude que

le Seigneur sauve. Même profondément croyant, Soljenitsyne n’a pas cette

lumière ». (apic/dch/pr)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/rencontre-jean-paul-ii-soljenitsyne-le-temoignage-d-irina-alberti/