envoyée à tous les évêques d’Afrique et de Madagascar

Afrique: une lettre des présidents du Synode africain (281193)

On a évoqué d’autres lieux avant de choisir Rome comme siège du Synode

Rome, 28novembre(APIC) En vue de préparer le prochain Synode africain qui

se déroulera à Rome du 10 avril au 8 mai 1994, les cardinaux Paulos Tzadua,

archevêque d’Addis Abeba (Ethiopie), Christian Tumi, archevêque de Douala,

(Cameroun) et Francis Arinze, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, tous trois co-présidents délégués à cette future assemblée, et Mgr Jan Schotte secrétaire général du Synode des évêques, viennent d’adresser une lettre à tous les évêques d’Afrique et de Madagascar.

Elle donne aussi des explications sur le choix de Rome, comme siège de cette assemblée de toutes les Eglises catholiques locales d’Afrique, un choix

qui n’a pas fait l’unanimité en Afrique et dans le monde.

La lettre revient sur les grandes étapes de la préparation du Synode

africain. Elle fait l’énumération des documents et des dates de cette préparation: L’annonce de l’assemblée et convocation d’une commission «antépréparatopire» (6 décembre 1988; annonce par le pape du projet et du thème,

à savoir: «L’Eglise en Afrique et sa mission évangélisatrice en vue de l’an

2’000. «Vous serez mes témoins» (Act. 1,8) le 6 janvier 1989; publication

en 1990 des «lineamenta» auxquelles ont répondu 32 des 34 Conférences épiscopales du continent africain; «l’Instrumentum laboris» à Kampala en

février 1993, documents qui ont connu une très large diffusion sur le continent, enfin la nominatiuon par le pape , le 23 juin de cette année, des

présidents-délégués du Synode.

Explications sur le choix de Rome

La lettre des présidents et du secrétaire général encourage à poursuivre

le débat «au niveau paroissial, diocésain et national». Avant que l’on

choisisse Rome pour lieu de l’assemblée, la lettre laisse entendre que l’on

a largement évoqué d’autres solutions: les signataires de la lettre assurent que les diverses exigences de l’assemblée synodale elle-même et l’importance du choix du lieu, de même que l’actuelle situation socio-politique

dans de nombreux endroits d’Afrique ont été soigneusement examinés par le

Conseil du Synode et que tous les lieux proposés ont été pris en considération. Après quoi, le pape a convoqué tous les cardinaux africains le 26

janvier 1993 pour demander leur sentiment sur les dates et le lieu de l’assemblée.

Une «phase de célébration» se fêtera en divers endroits d’Afrique

Après avoir de nouveau considéré tous les éléments en cause, explique la

lettre, il fut décidé qu’une «phase de célébration du Synode», aurait lieu,

avec la participation du pape, en divers endroits d’Afrique».

La lettre reconnait enfin qu’il revient aux Africains de fixer leur propres priorités. Elle espère aussi que le Synode africain sera un encourgement à l’évangélisagtion et que face aux nombreux problèmes du continent,

«la solidarité mondiale avec l’Afrique, de concert avec les autres continents en voie de développement, ne diminuera pas, spécialement en ce moment

crucial pour l’avenir économique de l’Afrique. (apic/sv/ba)

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