La question des salaires et des engagements en discussion (211193)

Fribourg: 9e séance plénière de l’assemblée ecclésiastique provisoire

Fribourg, 21novembre(APIC) Avec le débat sur les emplois pastoraux et les

aumôneries, l’assemblée ecclésiastique catholique provisoire du canton de

Fribourg est entrée samedi dans le vif des questions financières. Qui payera les agents pastoraux? Combien et comment? Telles ont été les interrogations d’un débat nourri mais complexe tant les situations actuelles sont

variées. La température frisquette de la chapelle de Regina Mundi n’a pas

suffi à entamer l’assiduité des délégués.

Aujourd’hui être ’employé’ de l’Eglise peut revêtir des formes extrêmement diverses. Le salaire d’un agent pastoral peut dépendre d’une paroisse,

d’un groupe de paroisses, des tâches supraparoissiales, de la caisse des

ministères, d’un mouvement, d’une association, de l’Etat, des communes,

voire encore d’autres organes. La Commission IV, chargée du dossier, souhaite qu’on y mette un peu d’unité et d’égalité.

Raphaël Barras, président de la Commission, propose une définition assez

restrictive de la notion d’emploi pastoral. Exercent un emploi pastoral les

prêtres, diacres ou laïcs (y compris religieux, religieuses) qui sont au

bénéfice d’une mission canonique confiée par l’évêque ou par le vicaire

épiscopal. On les appelle ’permanents d’Eglise’ ou encore ’agents pastoraux’.

L’employeur de ces personnes est au sens strict l’Autorité diocésaine.

Mais celle-ci mandate la corporation ecclésiastique pour être responsable

des contrats d’engagement. Pour respecter le principe de subsidiarité et la

tradition fribourgeoise, la Commission propose de travailler sur deux niveaux. Un niveau cantonal où la corporation ecclésiastique engagerait et

payerait toutes les personnes actives sur ce plan, du vicariat épiscopal,

aux missions linguistiques, en passant par les aumôneries, la formation ou

le centre catéchétique.

Le second niveau qui concerne les personnes actives aux plans paroissial

ou régional serait géré par une organisation de toutes les paroisses du

canton. Tout en cotisant obligatoirement à une caisse centrale, les paroisses conserveraient une certaine autonomie pour l’engagement des personnes.

Les salaires seraient quant à eux fixés selon une classification semblable pour tous dépendant de la formation et de la responsabilité à assumer.

Pour la création d’une commission des aumôneries

Oswald Schneuwly, président de la Commission VI, a enchainé sur la complexité du problème des aumôneries. 25’000 personnes fréquentent régulièrement un établissement de l’Etat ou des communes, où l’Eglise catholique est

présente par un service d’aumônerie. Il s’agit donc d’établir des conventions avec l’Etat ou les communes afin de définir le cadre et le financement de ces activités. On peut distinguer plusieurs catégories: le cycle

d’orientation, les collèges, (l’Université présentant un cas particulier),

les hôpitaux, les homes pour personnes âgées, les prisons et les institutions spécialisées (handicapés, foyers d’accueil). Là encore les normes et

les salaires varient non seulement d’un secteur à l’autre, mais d’un établissement à l’autre.

La Commission VI estime nécessaire la création d’une commission cantonale des aumôneries. Cet organe d’Eglise aurait pour rôle d’assurer une unité

de pratique. Les conventions cadres devraient être signées avec les divers

services de l’Etat concernés. A ce propos, Mgr Pierre Mamie évêque du diocèse souligne la nécessité d’améliorer l’accès des aumôniers aux prisons de

district.

L’importance du service des pauvres

L’assemblée a en outre été rendue attentive au rôle de Caritas Fribourg.

La notion de service des pauvres fait partie intégrante de la mission de

l’Eglise, mais il est difficile d’assimiler les employés de Caritas à des

agents pastoraux. Mme Körfer, vice-présidente de Caritas et membre de l’assemblée a plaidé pour une prise en charge par l’Eglise cantonale des frais

structurels de l’organisation.

Au chapitre des divers, Mgr Mamie a fait partager à l’assemblée son souci pour le Burundi et sa population. Les nouvelles qu’il a reçues par téléphone de l’archevêque de Bujumbura sont alarmantes. L’assemblée a en outre

enregistré la démission de Fernand Beaud de Fribourg, et la désignation

comme nouveaux délégués d’Amédée Torche de Châbles et de Walter Buchs, rédacteur en chef des Freiburger Nachrichten, habitant Fribourg mais

représentant le district de la Gruyère. (apic/mp)

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