APIC – Interview
Les jeunes d’aujourd’hui ne sont plus doués pour les marathons spirituels
Jacques Berset, Agence APIC
Fribourg, 18novembre(APIC) Nous avons en face de nous une jeunesse pas
très douée pour l’effort prolongé, peu préparée pour les marathons spirituels et l’engagement irréversible, c’est un problème de civilisation. Mgr
Pierre Mamie, au retour de l’assemblée plénière de l’épiscopat français tenue début novembre à Lourdes, dresse le même constat que ses confrères
français, également préoccupés par le manque de vocations sacerdotales. Il
s’interroge également sur les tensions qui surgissent çà et là entre les
nouvelles communautés de type charismatique et les congrégations religieuses traditionnelles.
A maintes reprises délégué par la Conférence des évêques suisses aux
traditionnelles assemblées plénières de l’épiscopat français à Lourdes,
l’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg a déjà participé à une bonne vingtaine de ces rencontres, qui révèlent notamment les défis communs que les
divers pays d’Europe occidentale doivent affronter. Pour son diocèse, Mgr
Pierre Mamie rencontre en outre régulièrement, en compagnie de ses vicaires
généraux et épiscopaux, les conseils épiscopaux des diocèses frontaliers
d’Annecy et de Belley-Ars. Là aussi, la raréfaction des vocations et par
conséquent la nécessité d’une pastorale de secteur sont à l’ordre du jour.
A Lourdes, les évêques français ont abordé la question de l’ordination
d’hommes mariés, les «viri probati», des questions qui ont d’ailleurs été
débattues en France dans la plupart des synodes diocésains. A ce propos,
les avis sont partagés, et l’assemblée n’a pas pris de position à ce propos. Mais la cible des évêques réunis à Lourdes était plutôt de voir comment proposer à des jeunes d’aujourd’hui un sacerdoce diocésain avec le célibat, de vivre une vie qui les rende heureux, dans un monde en pleine mutation, où la paroisse comme telle est en train de changer énormément.
L’aumônerie des casques bleus
Discussion très intéressante sur le rôle de l’évêque aux armées et des
aumôniers militaires, surtout à propos de l’accompagnement des milliers de
casques bleus français engagés dans le monde entier. Un tel ministère est à
la fois très enrichissant et très efficace et les évêques y tiennent beaucoup. Mais le problème est de trouver dans les diocèses des prêtres disponibles pour passer six mois, un an, deux ans comme aumônier des troupes à
l’étranger.
En ce qui concerne la Suisse, si le peuple suisse votait la constitution
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