Rome: Jean Paul II s’adresse aux représentants de la FAO (111193)
Rome, 11novembre(APIC) L’intervention humanitaire répond à l’obligation
morale d’aider les individus et les peuples dont l’existence est menacée, a
plaidé le pape Jean Paul II en recevant jeudi matin les participants à la
27e Conférence de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), auprès de laquelle le Saint Siège est observateur
permanent depuis 45 ans.
L’activité internationale du Saint-Siège fait partie de sa mission de
proclamer la Bonne Nouvelle à toutes les nations sans discrimination, et
dans le seul but de servir la dignité de la personne humaine, a rappelé
Jean Paul II.»Sans entrer dans les détails techniques, a-t-il poursuivi le
Saint-Siège veut offrir des lignes directrices éthiques». La pauvreté continue d’être la cause de la faim et de la malnutrition, a relevé Jean Paul
II en soulignant une situation où à la richesse de quelques uns s’oppose la
pauvreté extrême des autres. Et ceci malgré le fait que les données analysées par la Conférence de la FAO indiquent encore une fois que la production mondiale suffit pour répondre à la demande de l’ensemble de la population mondiale et qu’à long terme, il y aura un équilibre meilleur entre la
production alimentaire et la croissance démographique. «Donc le choix de
limiter le nombre de participants au banquet commun plutôt que de multiplier le pain à partager se justifie de moins en moins.»
Les déséquilibres entre les régions ne relèvent pas que de leurs niveaux
de croissance, a ajouté Jean Paul II, «mais plutôt de la politique agricole
de certains pays ou groupes de pays». Même si l’autosuffisance alimentaire
est un objectif valable, une distribution adéquate des biens devient encore
plus importante. Il faut éviter que les termes du commerce international
répondent à l’intérêt d’un nombre réduit de pays, pour qu’il ne pénalise
pas le progrès agricole dans les pays en voie de développement.
Le pape a conclu son discours en insistant sur la solidartité qui met à
disposition des ressources pour les besoins immédiats mais qui exige aussi
une relecture attentive des buts et des objectifs de toutes les instances
des Nations-Unies. Car «dans la communauté internationale est en train de
mûrir l’idée que l’intervention humanitaire, loin d’être le droit du plus
fort ou même une interférence obligée devant certaines situations est une
réponse à l’obligation morale d’aider les individus, les peuples ou les
groupes ethniques dont le droit fondamental à la nourriture a été dénié au
point d’en menacer l’existence». (apic/sv/mp)
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