Fribourg: «La Planète n’est pas à vendre» (091193)

Une exposition plaisante et pédagogique à l’Université de Fribourg

Fribourg, 9novembre(APIC) Le hall de l’Université de Fribourg, du 8 au 12

novembre, est parsemé de panneaux bariolés, de poubelles, d’immenses hamburgers tout près d’un tas de bois. Beaucoup d’autres objets, avec un fil

conducteur: « la planète n’est pas à vendre », séduisent le visiteur. De

plus, des couleurs joyeuses attirent le regard: sur un stand bien achalandé, ou à même le sol, des sacs de jute, du café du Nicaragua, de miel du

Mexique, de l’artisanat des pays du Sud. L’exposition romande itinérante,

organisée par Magasins du Monde, Genève Tiers Monde et la Déclaration de

Berne s’est arrêtée à Fribourg. Une exposition coup de poing, gaie, participative, un brin provoquante.

Pour une fois, les thèmes écologiques sont présentés d’une manière simple et pédagogique. Si l’on veut connaître le rythme (de 1900 à 2050) de la

disparition des forêts tropicales, un panneau électrique en montrera les

étapes, jusqu’au dernier arbre, si rien n’est entrepris jusque là. Les nombreux panneaux évoquent l’environnement et le développement (déprimant ou

solidaire, c’est selon) en des termes clairs. Le choc des photos, des questions percutantes, parsemées d’humour, vous mettent tout à coup dans le

personnage du maire de Venise acculé, entre quatre possibilités, à un drôle

de choix politique. Vous voici maintenant dans une colonne de voitures, de

Bruxelles à Paris ou devant un titre, style « Canard Enchaîné »: « L’Afrique a

faim, v’là nos poubelles! » L’exposition vaut le détour. Un peu démago, mais

pas trop. C’est sérieux, documenté, convaincant. Les mouvements organisateurs offrent brochures et livres et même une visite guidée.

Si le visiteur, lassé de trop de théories, préfère du concret, il n’a

qu’à se pencher: les produits des pays du Sud, comestibles ou culturels

sont à disposition. Il peut acheter et s’en régaler. Un peu plus chers que

dans le commerce ordinaire. Mais sachant que le petit producteur d’Afrique,

d’Amérique latine ou d’Asie y trouvera mieux son compte, il succombe plus

allègrement à la tentation.

L’exposition, jusqu’à vendredi, acceuille aussi des classes d’école. Une

manière intelligente de saisir l’essentiel: que notre planète n’est pas à

vendre! », le titre de cette exposition. Avant de venir à Fribourg, elle fut

présentée à Lausanne, Delémont, Chaux-de-Fonds et Genève. D’autres villes

romandes l’attendent. Des vidéos, des explications, des dossiers pédagogiques sur le sujets abordés permettent, une fois le déclic donné, d’approfondir un sujet. Des enseignants qui en ont fait l’expérience se sont déclarés enchantés. Si un groupe souhaite reproduire l’exposition dans sa

ville ou son village, il peut même acheter 12 panneaux en quadrichromie,

format 60/80.

En quittant le hall de l’Université, on se sent plus léger. Un moyen de

sortir de la sinistrose ambiante. A bas les prophètes de malheur. Des solutions salvatrices sont possibles. L’exposition donne un goût d’espoir.

(apic/ba)

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