Rome: Déclaration finale du congrès pour le 25e (191293)

anniversaire de l’encyclique «Humanae vitae»

Le Vatican dénonce l’esclavage de la contraception

Rome, 19décembre(APIC) Le développement de la contraception ces deux dernières décennies n’a pas représenté pour la femme une libération, mais a

bien plutôt facilité son exploitation sexuelle, peut-on lire dans une déclaration publiée en fin de semaine au Vatican. Ce document, qui est publié

maintenant, est la déclaration finale adoptée par les participants au congrès mis sur pied par le Conseil pontifical pour la famille et par l’Institut Jean Paul II sur le mariage et la famille pour marquer le 25e anniversaire de l’encyclique «Humanae vitae» de Paul VI.

Ce Congrès, qui s’est déroulé à huis clos du 24 au 26 novembre à l’Université du Latran à Rome, a permis à une centaine d’experts – notamment des

professeurs de théologie morale, mais aussi des experts en philosophie,

droit, médecine, démographie et psychologie – de se pencher sur les divers

aspects de la contraception. «Même si la contraception avait été il y a 25

ans acclamée comme la ’libération de la femme de la tyrannie de sa propre

biologie’, elle n’a fait que faciliter l’exploitation des femmes par ces

hommes qui cherchent une gratification de leur désir sexuel sans aucun engagement», peut-on lire dans la déclaration.

Non aux idéologies et aux intérêts de l’industrie de la contraception

En déliant l’amour, le mariage et la génération de la vie humaine, la

contraception a contribué à l’augmentation des divorces, de l’abandon des

époux et du nombre d’enfants qui restent avec un seul parent, estiment les

participants. Selon ces experts, la contraception favoriserait l’acceptation et la diffusion de l’avortement comme moyen de contrôle des naissances. «Il faut se rendre compte que beaucoup de contraceptifs sont en réalité des abortifs», peut-on lire, et qui de plus ont des effets pervers pour

la santé des femmes. «Il faut éviter dans ce domaine que les intérêts de

l’industrie ou les idéologies politiques aient le dessus», affirment les

participants au congrès.

La déclaration demande également que les gouvernements abandonnent les

discriminations envers les médecins et le personnel infirmier qui respectent la vie depuis sa conception. Pour édifier une société où les personnes

soient respectées, soulignent les participants au congrès, il faut promouvoir la vertu de la chasteté. Pour ceux qui sont mariés, cela veut dire le

respect de l’intimité conjugale; pour ceux qui ne le sont pas, l’abstinence

des rapports sexuels. Le document présente les méthodes naturelles de régulation des naissances comme une «alternative authentique qui aide les parents à une véritable paternité et maternité responsables». (apic/sv/cicbe)

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