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AI dénonce les forces de sécurités indiennes
coupables de la « disparition de plus de 200 personnes
Londres/Berne, 14décembre(APIC) Dans un nouveau rapport consacré à l’Inde, Amnesty International (AI) dénonce les forces de sécurité indiennes,
coupables, selon l’organisation, de la « disparition » de plus de 200 personnes depuis 1990 au Jammu-Cachemire et au Pendjab.
Dans son rapport, publié le 15 décembre, AI signale, selon des informations recueillies sur place, que bon nombre de ces 200 personnes « disparues » ont en fait été arrêtées, détenues et torturées par la police, l’armée
ou les forces paramilitaires, et qu’on ne les a jamais revues.
AI a recueilli des « informations détaillées sur plus de 200 personnes
qui ont apparamment ’disparues’ depuis 1990, alors qu’elles étaient sous la
garde des forces de sécurité: 128 au Jammu-Cachemire et 80 au Pendjab. Les
vastes pouvoirs d’arrestation arbitraire conférés aux forces de sécurité
favorisent les « disparitions » ». De plus, dans de nombreux cas, « la vérité
est délibérément occultée. La police et l’armée usent de faux-fuyants, se
moquent de la loi et entravent les démarches des familles et des avocats »,
déclare AI.
Au Pendjab, relève l’organisation, aucun des responsables des « disparitions » n’a jamais été déféré à la justice par la police, « qui applique une
politique de ’permis de tuer’. Le mouvement international des droits de
l’homme fait en revanche état de deux cas, au Jammu-Cachemire, où des membres de police ont été condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement.
AI reconnaît que le gouvernement indien est confronté à une opposition
« impitoyable et violente dans ces Etats », et que les groupes d’opposition
armés sont responsables de nombreuses et graves atteintes aux droits de
l’homme.
Le gouvernement indien, dit encore AI, a reconnu un seul cas de détention parmi tous ces « disparus » signalés dans le rapport transmis plusieurs
semaines avant sa parution aux autorités indiennes. Le mouvement, qui a
sommé le gouvernement indien de s’attaquer de toute urgence à ce problème,
en mettant notamment en place une commission de protection des détenus,
qualifie de « nouvelle positive » la décision du gouvernement, qui aurait
laissé entendre qu’AI pourrait être autorisée à se rendre au Pendjab l’an
prochain pour une mission de recherche. (apic/com/pr)
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