Genève: L’ACAT dresse le bilan de sa campagne «Trop jeune pour se taire»

Plus de 17’000 signatures et deux prisonniers libérés (071293)

Genève, 7décembre(APIC) « La Dynamique ACAT-Jeunes » (Action des chrétiens

pour l’abolition de la torture), a dressé mardi à Genève, en présence du

maire de la ville, Michel Rossetti, le bilan – positif – de sa campagne

« Trop jeune pour se taire ». Lancée le 6 avril dernier, cette action de sensibilisation du public au problème de la torture dans le monde s’est révélée un succès: plus de 17’000 signatures de soutien récoltées en faveur

des cas suivis par l’ACAT-Jeunes, deux prisonniers libérés, sans compter

les adhésions de nombreux jeunes au mouvement et les multiples manifestations dans la plupart des villes romandes.

La campagne de l’ACAT-Jeunes visait à sensibiliser les jeunes au grave

problème de la torture, leur proposant de plus d’agir concrètement en faveur de prisonniers torturés ou condamnés à mort. Action réussie, et saluée

par le maire de Genève, qui a encouragé l’ACAT-Jeunes à poursuivre sa lutte

de dénonciation de ce fléeau de l’humanité. But de l’ACAT, du reste, et de

sa campagne, présentée mardi à Genève par Philip Grant, coordinateur de « La

Dynamique Acat-Jeunes ».

Malgré l’acceptation de la Déclaration des droits de l’homme, le 10 décembre 1948, la torture continue à être pratiquée dans plus de 100 Etats.

D’où le lancement, il y a 8 mois, de cette nouvelle campagne, pour rompre

le silence complice fait autour du scandale des violations des droits de

l’homme.

Avec « Trop jeune pour se taire », l’ACAT-Jeunes avait choisi de dénoncer

les cas de cinq prisonniers torturés ou condamnés à mort – trois autres cas

venant s’ajouter par la suite – des cinq continents. En se faisant leur

porte-parole, mais aussi en les symbolisant en portant masques blancs et

tuniques noires.

« Pas le moment d’abandonner »

Manifestations dans de nombreuses localités romandes, animations de

rues, mimes et pièces de théâtre, récoltes de signatures et célébrations

ont constitué les moments forts de cette campagne, dont le bilan est plus

que réjouissant: plus de 17’000 jeunes ont signé les appels proposés par

l’ACAT-Jeunes, inscriptions de nombreux jeunes à l’un ou l’autre des groupes locaux du mouvement, témoignages de responsables de l’ACAT invités au

cours de soirée.

Des actions efficaces, puisque selon l’ACAT-Jeunes, sur les cinq prisonniers initialement suivis depuis le début de la campagne, 2 ont été libérés: Chakufwa Chihama, syndicaliste, libéré le 1er juin dernier, ainsi que

Sonam Wangdu, commerçant tibétain, libéré en mai 93. Autre cas suivi par

l’ACAT: celui d’Abdulkerim Avsar, Kurde, arrêté le 20 février. Il a pu obtenir la visite de son avocat et devrait être prochainement jugé.

A la veille de la clôture de sa campagne, « La Dynamique ACAT-Jeunes » est

plutôt optimiste. « Les réactions positives de l’opinion publique et surtout

l’adhésion d’une cinquantaine de nouveaux membres est très réjouissante ».

Pas le moment, donc, de tout abandonner, disent les responsables: « bien au

contraire ». Le suivi des prisonniers encore détenus sera assuré, pris en

charge par les groupes locaux de l’ACAT.

Les manifestations appelées à mettre un terme à le campagne « Trop jeune

pour se taire » se dérouleront à Genève les 10, 11 et 12 décembre prochains,

en en particulier dans le cadre de la Journée internationale des droits de

l’homme (10 décembre). Une marche silencieuse aux flambeaux est notament

prévue vendredi. Elle sera suivie d’une soirée consacrée aux droits de

l’homme, avec un film, le témoignage d’un réfugié politique et un débat sur

le problème des requérants d’asile. Plusieurs célébrations seront en outre

animées par l’ACAT-Jeunes.

Ce mouvement est composé d’une soixantaine de jeunes répartis en cinq

groupes: trois à Fribourg, un à Lausanne et un à Genève. La campagne « Trop

jeune pour se taire » était soutenue par Yvette Jaggi (syndique de Lausanne), Philippe Cohen (comédien), Pierre Dufresne (ancien rédacteur en chef

du « Courrier »), Le Père Albert Longchamp (rédacteur en chef de « L’Echo Illustré », Vincent Mangeat (architecte) et Michel Rossetti. (apic/cg/pr)

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