Berne: 222e assemblée de la Conférence des évêques suisses (021293)
Berne, 2décembre(APIC) L’oecuménisme dans la pratique quotidienne et le
chômage ont été les deux principaux objets de réflexion des la Conférence
des évêques suisses (CES) réunie mardi et mercredi à Dulliken (SO). Mgr Joseph Candolfi a présenté un « guide de lecture » du nouveau directoire oecuménique publié par Rome le 8 juin dernier. A travers quelques pistes pastorales les évêques entendent motiver, éclairer et guider les catholiques
dans leur démarche oecuménique. Pas de révolution, mais l’affirmation réitérée que la recherche de l’unité n’est une démarche facultative. Rien de
neuf en revanche du côté de la nomination des évêques à Bâle et à Lausanne.
Mgr Pierre Mamie a rappelé la tension entre la situation pastorale, avec
par exemple de nombreux mariages mixtes, et le respect du droit de
l’Eglise. Tension que l’on retrouve dans le directoire oecuménique comme
dans le guide de lecture. Néanmoins l’approche se veut fondamentalement
positive. « L’oecuménisme ne consiste pas d’abord à boucher des trous ou à
combler des fossés, insiste, Mgr Joseph Candolfi. Ce qui unit tous les
chrétiens est beaucoup plus important que ce qui les sépare. »
Le guide de lecture aborde en neuf pages quelques uns des points les
plus actuels. La question du baptême avec le rôle des parrain et marraine
et son lien avec l’eucharistie. La question des célébrations oecuméniques
qui ne devraient pas entrer en concurrence avec la messe du dimanche. L’intercommunion, autorisée dans des cas particuliers, même si Mgr Mamie souligne que pour un catholique la communion ne saurait être considérée comme
« le verre de l’amitié ». La formation oecuménique est également un des
points primordiaux pour la CES. Il semble que dans les facultés de théologie, on ne se presse pas au portillon pour étudier le sujet. La collaboration oeucuménique et le travail en commun, par exemple pour l’action missionnaire et caritative, sont bien développés en Suisse, se réjouissent les
évêques.
La question du chômage n’est pas seulement économique, mais aussi
éthique et sociale, a rappelé pour sa part le Père Roland-B. Trauffer,
secrétaire de la CES. Dans ce domaine, après avoir pris connaissance du
travail réalisé notamment par la Commission « Justice et paix » et la
Communauté de travail pour les étrangers et leurs problèmes (SKAF), les
évêques appellent à la solidarité et invitent les groupes et mouvements
catholiques à reconnaître le chômage dans toutes ses dimensions et à
élargir leurs activités en conséquence. Un « Guide pour les paroisses et
leurs conseils » a été publié par la SKAF à l’occasion du dimanche des
migrants le 20 novembre.
A propos la nomination des successeurs de Mgr Otto Wüst, évêque de Bâle,
et de Mgr Gabriel Bullet, évêque auxiliaire à Lausanne: « rien de neuf »,
affirme le président de la CES. A Bâle la procédure suit son cours. On a
dressé le portrait-robot du futur évêque qui sera élu après la mi-janvier.
Rome devra ensuite confirmer cette élection. Pour Lausanne, « j’attends d’un
jour à l’autre un téléphone de la nonciature », poursuit Mgr Mamie.
Solidarité avec le Burundi
Mgr Mamie a en outre exprimé la vive préoccupation des évêques pour la
situation des droits de l’homme en Afrique et en particulier au Burundi.
Sur invitation des évêques du Rwanda et du Burundi, pays où la présence
suisse est particulièrement forte, un des évêques suisses devrait se rendre
dans ses deux Etats de l’Est africain en janvier. Pour exprimer concrètement la solidarité de l’Eglise qui est en Suisse.
En bref et en vrac la CES a encore abordé l’anniversaire des 25 ans de
Justice et Paix l’an prochain, le prix catholique de la communication en
Suisse, l’Année internationale de la famille, le Synode des évêques sur la
vie consacrée, ainsi qu’une série de nominations. (apic/mp) .
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