Lyon: la Fête de la lumière… pour perpétuer une tradition d’un siècle
Lyon, 1erdécembre(APIC) Chaque année, le 8 décembre au soir, Lyon se
transforme en une éblouissante «ville lumière». Depuis plus d’un siècle,
c’est jour de fête pour les Lyonnais: les particuliers posent des lumignons
sur leurs fenêtres, balcons et terrasses, les commerçants décorent les vitrines… et les quartiers organisent et mettent en scène de multiples
spectacles de rue. Tradition oblige… pour une fête à la fois sacrée et
profane. Découverte pour un voyage éclair…
Si depuis 1643 la ville de Lyon est placée sous la protection de la
Vierge, conformément aux voeux des échevins, les origines des illuminations
remontent au 8 décembre 1852. Pour la première fois, avant Rome, les lyonnais célèbrent la fête de l’Immaculée Conception, reconnue par le pape en
1854. Ils inaugurent ce jour-là la statue de Notre-Dame de Fourvière.
L’orage qui menace alors s’arrête comme par miracle, et les habitants, reconnaissants, allument spontanément des petits lampions qu’ils dispersent
sur leurs fenêtres et balcons. Et depuis plus d’un siècle maintenant, ce
geste se perpétue chaque 8 décembre.
En 1989, André Maréchal, adjoint au maire de Lyon chargé du «rayonnement
international et des fêtes, décidait de revaloriser cette tradition en impliquant davantage la municipalité dans ce projet. Depuis, elle participe
activement à la mise en valeur de cette fête qui prendra en 1990 le nom de
«Fête des lumières». En lançant notamment pour chaque 8 décembre l’éclairage définitif de plusieurs grands lieux lyonnais: ponts, églises et monuments.
Une fête sacrée et profane
Le 8 décembre prochain, à l’instar des autres depuis plus de 100 ans
maintenant, toute la ville descendra dans les rues… qu’il neige ou qu’il
vente… Il y a ceux qui participeront à la «montée aux lumières»: le grand
rassemblement des croyants, cierge ou lanterne à la main, pour une procession de lumière qui escalade la colline jusqu’à la basilique de Fourvière.
D’autres choisiront d’attendre ici ou là le spectacle, l’animation ou le
théâtre monté pour l’occasion, ou se contenteront de visiter les expositions, de vieux et traditionnels costumes et de santons de Provence notamment, avant de se retrouver dans les rues… jusque tard dans la nuit, jusqu’au petit matin, pour profiter des dérogations offertes aux établissements publics.
Cette année, la fête du 8 décembre est placée sous le signe de la lumière avec tout ce qu’elle a de traditionnel et de sacré: illuminations, torches, lumignons, lanternes et feux japonais… vont littéralement embraser
la ville de Lyon. Mouvement lumineux de et dans la ville… que reprendra
chaque lyonnais. Quant aux spectacles, permanents, pour enfants et adultes
confondus, ils s’inspirent du thème conducteur de la lumière, de la tradition et du sacré.
Au coeur du Vieux Lyon, la cathédrale Saint-Jean se mettra elle aussi à
l’heure de la lumière et du son avec un spectacle conçu et réalisé par le
Centre national d’art et technologie de Reims. Un spectacle qui fera revivre son histoire… autour du Concile de 1245. Dans la grande salle de
l’Opéra, la ville de Lyon proposera un film reconstitant les étapes historiques et architecturales de l’abbatiale de Cluny. Même les marionnettistes
de service seront de la partie pour raconter une histoire de crèche… aux
relents de santonniers de Provence. Des fêtes dans la fête, en quelque sorte… pour vivre une tradition plus accrochée que jamais. (apic/pr)
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