Le cardinal Schwery veut en retour des mesures de fidélité à Rome
Sion, 3 décembre 1997 (APIC) Pour le cardinal Henri Schwery, ancien évêque de Sion, la démission de Mgr Haas apportera la paix à la Suisse catholique. «C’est un geste pacifiant qui a été posé pour le bien de l’Eglise et qui était devenu nécessaire vu le pourrissement de la situation. C’est en tous cas une solution élégante. La hiérarchie a fait un geste très généreux envers les catholiques de Suisse alémanique qui voulaient le départ de l’évêque de Coire», a-t-il déclaré mardi au quotidien valaisan «Le Nouvelliste».
Le cardinal Schwery, demande cependant «que ces mécontents fassent également un effort de leurs côtés. Ils doivent montrer qu’ils ne voulaient pas seulement la peau de quelqu’un, si j’ose dire, mais qu’ils désirent collaborer. Car si le successeur de Mgr Haas reste isolé, je pense qu’il aura autant de difficultés que lui. Je veux dire que si l’on se contente de déplacer Mgr Haas, rien n’est résolu».
«Il est urgent de faire une mise au point»
«Il est important que les évêques de Bâle et de St-Gall ainsi que le futur évêque de Coire se retrouvent afin de prendre solidairement des décisions publiques par rapport aux problèmes de l’Eglise en Suisse alémanique. Il est devenu urgent pour eux de faire une mise au point et de reprendre en quelque sorte les choses en mains. En soutenant par exemple le document que le Vatican a sorti la semaine dernière et qui remet en place les assistants pastoraux de Coire et de Bâle qui se sont arrogés des pouvoirs qu’ils n’ont pas dans l’ordre liturgique et sacramentel. La théologie de l’Eglise est l’un des points faibles en Suisse alémanique».
Revenant à la question de la démission de Mgr Haas, le cardinal Schwery trouve que c’est une façon diplomatique, pour le Saint-Siège de reconnaître que Mgr Haas n’a pas de défaut majeur puisqu’il ne le décapite pas. Cette nomination peut être considérée comme une promotion pour Mgr Haas qui n’est pas désavoué.
La Suisse n’a pas d’archevêché. Une exception
«Il est vrai, poursuit l’ancien évêque de Sion, que la création d’un archevêché, en l’occurrence celui de Vaduz, est quelque chose de tout à fait exceptionnel car un archevêque, en principe est un évêque qui supervise deux ou trois évêques suffragants. Mais dans ce cas, c’est finalement une mesure logique, car selon le droit canon tout pays est ecclésiatiquement organisé avec un ou des archevêchés et des évêchés. La Suisse est en fait l’un des seuls pays à ne pas suivre ce principe de droit canon. La création d’un archevêché dans un pays indépendant comme le Liechtenstein est dont finalement quelque chose de normal». (apic/ln/ba)
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