Conférence de Londres sur l’or nazi:
Rome, 9 décembre 1997 (APIC) En marge de la Conférence de Londres sur l’or nazi, le porte-parole du Vatican a démenti toute implication du Saint-Siège dans la question de l’or nazi en Croatie. « Pour ce qui est de l’or dérobé par les nazis en Croatie, a déclaré mardi Joaquin Navarro-Valls, les recherches effectuées dans les archives vaticanes confirment qu’il n’existe pas de documents relatifs à cette question et donc, démentent toute prétendue transaction attribuée au Saint-Siège ».
Mgr Giovanni d’Aniello, Conseiller de nonciature en service auprès de la Secrétairerie d’Etat, et le Père Marcel Chappin, jésuite et professeur d’histoire de l’Eglise à l’Université pontificale Grégorienne de Rome, participaient à la conférence, comme observateurs, au nom de Saint-Siège.
Le Directeur de la salle de presse s’est également expliqué sur l’ouverture des archives vaticanes. De fait, rappelle-t-il, les documents du Vatican relatifs à la Seconde guerre mondiale ont déjà été publiés, à la demande du pape Paul VI. « Le dépouillement exhaustif des documents pertinents permet d’affirmer, déclare J. Navarro-Valls, qu’il n’y a rien à ajouter à ce qui a déjà été publié ».
Il s’agit des >, publiés grâce au travail de quatre jésuites de diverses nationalités: le défunt Père Robert A. Graham, des Etats-Unis, le Père Burkhart Schneider, allemand, le Père Angelo Martini, italien et le Père Pierre Blet, français. Selon les termes de J. Navarro-Valls cette publication est « universellement reconnue comme une grande contribution à l’étude de cette période ». Récemment encore, le Père Blet a offert une synthèse de ce travail dans un ouvrage, en français, intitulé: « Pie XII et la Seconde guerre mondiale d’après les archives du Vatican » (éditions Perrin).
Le Directeur de la Salle de presse ajoute que l’activité du Saint-Siège reflétée dans les archives vaticanes, même lorsqu’elle touche à la diplomatie, est toujours liée à sa mission, qu’il qualifie « d’essentiellement religieuse et spirituelle ». Ceci a une conséquence au niveau des contenus des archives. « La documentation des archives concerne indistinctement aussi bien les problèmes d’ordre religieux que de délicates questions personnelles de conscience (for interne), sur lesquelles sont offerts des conseils et des directives pour la vie spirituelle des personnes, dont la vie privée doit toujours être respectée, même après la mort des personnes intéressées ».
La conséquence de ce principe fondamental est la nécessité, explique encore le Directeur de la salle de presse, d’une classification des archives préalable à la publication. Cet aspect, explique pourquoi les documents ne sont accessibles que jusqu’à l’année 1922, soit la fin du pontificat du pape Benoît XV. (apic/imed/mp)
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