Le seul hôpital qui lutte contre la tuberculose

Guinée-Bissau: Des aides catholiques sauvent l’hôpital Raoul Follereau

Bissau 18 décembre 1997 (APIC) L’hôpital Raoul Follereau de Bissau a été sauvé grâce aux aides fournies par la Communauté catholique italienne de Sant’Egidio. Seul hôpital de la Guinée-Bissau spécialisé dans la lutte contre la tuberculose, il aurait dû fermer, parce que le gouvernement n’avait pas les fonds nécessaires pour pourvoir à sa gestion.

Fondé en 1990 par l’Association Italienne Follereau (AIFO) de Bologne, qui l’a géré jusqu’en 1997, l’hôpital devait passer sous l’administration du gouvernement. Le manque de fonds gouvernementaux aurait amené petit à petit au déclin des structures sanitaires, parmi lesquelles le seul appareil de radiographie de toute la Guinée-Bissau.

En accord avec l’Eglise locale, la Communauté de Sant’Egidio s’est engagée à trouver les sommes nécessaires pour assurer la gestion – un milliard de lires (860’000 francs suisses) pour la période 1998-2000 – et a signé un protocole d’accord avec le Ministère de la Santé du Pays. L’hôpital dispose de 115 lits, de 5 médecins et de 30 infirmiers. Il reçoit aussi des malades venus des pays voisins.

En Guinée-Bissau, la proportion des enfants de moins de moins d’un an qui meurent de maladie s’élève à 14%. L’espérance de vie est de 43 ans environ, la plus basse d’Afrique Occidentale, après la Sierra Leone. Selon certaines estimations, le pourcentage de séropositifs (SIDA) est de 20%, et est le plus élevé de la région.

La Guinée-Bissau a une population de 1,2 million d’habitants environ, dont 300’000 dans la seule capitale. Colonie portugaise jusqu’en 1974, elle est dirigée par le Président Joao Bernardo Vieira qui a déposé en 1980 le premier Président de l’indépendance M. Luis Cabral. Un fragile processus de démocratisation, a permis la naissance de quelques mouvements d’opposition. La fin de la colonisation a laissé le pays sans infrastructures. Dans la capitale, par exemple, une seule rue est actuellement goudronnée ; elle l’a été récemment grâce à des entreprises chinoises de Taïwan ; toutes les autres sont encore en terre battue.

Les principales ressources économiques sont le pétrole, la pêche et la culture des noix de cajou. Mais les Guinéens ne peuvent profiter de ces ressources. Le pétrole est en effet extrait par des entreprises sénégalaises qui laissent seulement 15% du revenu au pays. Le produit de la pêche, confié à des sociétés étrangères, est destiné presque intégralement à l’exportation. Les noisettes sont vendues à l’état brut, parce que la Guinée-Bissau n’a pas la technique nécessaire pour les traiter.

En Guinée-Bissau, les catholiques représentent 10% de la population; il y a un seul diocèse et 28 paroisses. (apic/fides/mp)

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