Thessalonique : L’Eglise orthodoxe dialogue avec les démocrates-chrétiens
Bruxelles/Thessalonique, 19 décembre 1997 (APIC) Des représentants de l’Eglise orthodoxe ont participé, du 11 au 13 décembre, à Thessalonique en Grèce, à une deuxième rencontre avec des responsables démocrates-chrétiens afin d’échanger leurs points de vue sur l’intégration de l’Europe.
La rencontre, organisée à l’initiative du patriarche oecuménique Bartholomée Ier de Constantinople, a rassemblé des représentants des Eglises orthodoxes du monde entier : du patriarcat oecuménique, mais aussi des patriarcats de Moscou, de Roumanie et de Bulgarie, ainsi que des Eglises autocéphales de Grèce et d’Albanie. Le Bureau de l’Eglise orthodoxe auprès de l’Union Européenne était représentée par son responsable Mgr Emmanuel Adamakis, évêque de Rhégion et auxiliaire de l’archevêque-métropolite de l’Eglise orthodoxe à Bruxelles, et son porte-parole, l’archimandrite Athénagoras Peckstadt.
A leurs côtés, étaient présents des membres du Groupe parlementaire du Parti Populaire Européen (PPE) et de l’Union Européenne des démocrates-chrétiens. Des représentants de différents gouvernements et parlements de pays d’Europe centrale et orientale, candidats à l’Union Européenne, étaient également associés à Thessalonique.
Les principaux sujets de la rencontre, qui a eu lieu à l’Institut patriarcal d’Etudes Patristiques, au monastère des Vlatades, à Thessalonique, ont porté sur la contribution de l’Eglise orthodoxe à l’intégration européenne, sur les relations entre l’Eglise et les Etats, et sur le soutien aux initiatives du patriarcat oecuménique.
Une confiance à restaurer
Les responsables du PPE ont confirmé à leurs interlocuteurs que leur parti soutenait les initiatives sociales du patriarcat oecuménique et ont plaidé, avec lui, pour la réouverture de la Faculté de Théologie de Halki, près de Constantinople en Turquie.
Dans ses conclusions, le président du PPE, le ministre d’Etat belge Wilfried Martens, a insisté sur la confiance à restaurer entre les citoyens et leurs représentants politiques. « Le socialisme marxiste, a-t-il noté, a déstabilisé la vie de tous les peuples. De larges secteurs de la société ont été transformés en déserts spirituels. Ce qui a conduit des sociétés à l’indifférence et souvent au crime. Elles sont actuellement désorientées quant à leur renouveau et quant au choix de leur mode de gouvernement, comme le montre l’évolution paradoxale des résultats électoraux depuis 1989. »
Une tradition à redécouvrir
Représentant le patriarcat oecuménique, les métropolites Athanase d’Héliopolis et Théira, et Méliton de Philadelphie ont mis en avant l’exemple de la tradition byzantine pour recommander une collaboration entre l’Eglise et l’Etat où chaque partie tienne son rôle respectif.
L’Eglise orthodoxe s’est dite ouverte au dialogue, veut y proposer « le fruit d’une expérience bimillénaire » et contribuer au « bien de l’humanité ». La première rencontre entre de hauts responsables orthodoxes et des représentants démocrates chrétiens avait eu lieu les 27 et 28 avril 1996 au Phanar, siège du patriarcat oecuménique de Constantinople en Turquie. (apic/cip/mp)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/thessalonique-l-eglise-orthodoxe-dialogue-avec-les-democrates-chretiens/