Un dossier scientifique pour le pape Jean Paul II
Rome, 2 novembre 1997 (APIC) «Les chrétiens qui cèdent à l’anti-judaïsme offensent Dieu et l’Eglise», affirme le communiqué de la salle de presse du Saint-Siège publié le 2 novembre, à l’issue du symposium sur «les racines de l’anti-judaïsme».
Organisé par la Commission théologique et historique pour la préparation du Jubilé de l’an 2000, ce colloque, n’avait pas pour rôle de déboucher sur une grande déclaration. Il doit être considéré comme «une étape sur un long chemin», et il a permis de remettre un dossier scientifique au pape Jean-Paul II.
Le communiqué rappelle le caractère surtout spirituel de cette rencontre d’une soixantaine de spécialistes. Le symposium avait pour rôle spécifique de mettre en application les indications contenues dans la lette apostolique «Tertio Millennio Adveniente». Dans ce sens, la rencontre a eu un caractère essentiellement spirituel.
L’enseignement du pape Jean-Paul II, tient à préciser ensuite le communiqué, a servi de guide sur cet itinéraire: «Le magistère éclairé et le témoignage personnel du Saint-Père ont constitué durant les trois jours de réflexion un point de référence doctrinal et pastoral constant, en vue de rapports plus fraternels entre les représentants des deux fois juive et chrétienne.
Le fait que ce symposium ait eu lieu au Vatican est également souligné comme une «circonstance particulièrement significative et de riche espérance pour l’avenir du dialogue entre juifs et chrétiens». Et de rappeler le sens du Jubilé comme temps d’action de grâce à Dieu, d’examen de conscience et de conversion pour ne pas répéter les mêmes erreurs. . Se référant à la tradition du jubilé dans l’Ancien Testament, le texte rappelle le cycle de 50 ans 49 ans durant lesquels le peuple d’Israel est invité à rechercher la justice, suivis de la 50e année consacrée à l’exercice de la miséricorde, dont le fruit est sanctification et libération.
Ce chemin, précise-t-on, a commencé avec le concile Vatican II, et en particulier, pour ce qui concerne les relations avec les Juifs, avec la déclaration Nostra Aetate. «Nous avons essayé, explique le communiqué, de scruter le mystère d’Israël à la lumière du mystère de l’Eglise et de notre propre identité, dans cette conviction que `la vérité est une force de libération’ (Jean 8,32)».
Le pardon fait partie de cette démarche, comme purification de la mémoire: Savoir pardonner, explique le communiqué, ainsi que savoir demander le pardon est une condition qui nous rend libres. Ainsi la mémoire n’est plus porteuse de tourments, mais retrouve son `lien’ qui est la mémoire de Dieu. (apic/imed/mp)
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