Etats-Unis: L’Eglise épiscopalienne présente ses excuses aux autochtones
New York, 7 novembre 1997 (APIC) L’Eglise épiscopalienne des Etats-Unis fait à son tour acte de repentance et présente ses excuses aux autochtones, quelque 400 après la demande du roi Jacques faite à l’Eglise l’Angleterre « de propager la foi chrétienne dans le Nouveau Monde ». Les autochtones américains et les descendants de colons anglais ont signé une nouvelle déclaration de foi et de réconciliation pour mettre fin à quatre siècles de désaccords et de méfiance.
Le jour de la Toussaint, à Jamestown, en Virginie, Edmond Browning, évêque président de l’Eglise épiscopalienne, qui a succédé aux Etats-Unis à l’Eglise d’Angleterre, a évoqué la peine qu’il avait éprouvée en lisant la charte originale de Jacques Ier appelant l’Eglise d’Angleterre à aller convertir les « infidèles et les sauvages » dans le Nouveau Monde. L’Eglise, a reconnu un autre responsable de l’Eglise, a parfois aidé et soutenu le colonialisme.
Les responsables ont en outre lancé une décennie du « souvenir, de la reconnaissance et de la réconciliation » pour intégrer les expériences des autochtones d’Amérique dans la vie de l’Eglise épiscopale en vue des célébrations du 400e anniversaire de la charte royale en 2007.
Un nouveau document publié le 1er novembre engage les membres de l’Eglise épiscopale à « lutter pour la justice en réconciliant l’histoire de la colonisation et les souffrances » ; à « collaborer dans le cadre de la recherche de nouvelles solutions aux problèmes sociaux et politiques » ; à « développer le dialogue théologique et spirituel »; et à « s’unir pour honorer, protéger, et soigner notre maison, la Terre ».
Le choix de Jamestown n’a pas été fait au hasard, car c’est le site du premier établissement permanent anglais dans le Nouveau Monde. La charte originale de Jamestown accordait le statut colonial à ce qui est devenu l’Etat de Virginie et demandait à l’Eglise d’Angleterre d’enseigner la foi chrétienne aux « infidèles et aux sauvages » qui « vivent dans l’obscurité et l’ignorance misérable de la vraie connaissance ».
Le service, ponctué par de la musique, des prières et des danses amérindiennes – était conduit par des évêques, des prêtres et des laïcs de plusieurs tribus indiennes – entre autres Navajos, Cherokee, Choctaw, et Sioux – ainsi que par des responsables d’Eglises, et notamment des évêques dont les diocèses comprenaient des communautés indiennes, comme les Etats du Dakota-du-Sud, de Minnesota et de l’Arizona. (apic/eni/pr)
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