Améliorer la qualité des études

Fribourg: L’Université renforce sa collaboration avec l’extérieur

Fribourg, 11 novembre 1997 (APIC) Après plusieurs années de forte croissance de ses effectifs, l’Université de Fribourg connaît aujourd’hui une situation stable. Elle enregistre pour la rentrée de cet automne une augmentation d’environ 1,5% et compte désormais quelque 8’700 étudiants, dont 48% de femmes. Après une phase d’évaluation, la haute école fribourgeoise va mettre en œuvre une série de réformes internes destinées à améliorer la qualité des études. Malgré le lancinant problème du manque de locaux.

L’augmentation du nombre d’étudiants se fait au profit des femmes puisque les hommes et les étrangers sont un peu moins nombreux que durant les années précédentes. Au regard des branches d’études, les lettres et le droit continuent de progresser, tandis que les sciences économiques et les sciences naturelles sont en recul. La théologie avec un effectif de 420 étudiants reste au même niveau.

La Faculté de théologie doit économiser

Sur le plus long terme, la Faculté de théologie catholique a connu une érosion lente mais bien réelle du nombre du nombre de ses étudiants. Surtout face à la progression constante des autres Facultés. Il y a une dizaine d’années à Fribourg, un étudiant sur dix était en théologie, aujourd’hui un sur vingt seulement. C’est dire si la Faculté de théologie n’échappe pas aux mesures de rationalisation et d’économie. Dans les cinq dernières années son budget a été réduit de 700’000 francs, il le sera encore de 500’000 durant les trois ans à venir.

Le recteur Paul Henri Steinauer a présenté un plan d’action en quinze points allant de la restructuration du Sénat à l’évaluation des professeurs en passant par le bilinguisme. Si la possibilité d’étudier dans une seule langue sera en principe maintenue (à l’exception de la faculté des sciences) les étudiants rétifs à faire le saut du bilinguisme pourraient éventuellement voir leur choix de branches réduit.

Autre aspect, le renforcement de la collaboration avec les autres universités. Le recteur Steinauer cite le travail avec Neuchâtel et Berne et avec l’Université de Paris II qui permet aux étudiants de suivre leur formation en partie à Fribourg et en partie à Paris.

Face au manque de locaux, l’Université attend la construction de nouveaux bâtiments sur le plateau de Pérolles pour les Facultés des sciences économiques et sociales ainsi que pour l’Institut d’informatique. Le recteur souhaite en outre une extension des bâtiments de Miséricorde. Il l’appelait déjà de ses vœux dans son rapport de planification de 1994. L’Université lorgne sur la parcelle voisine de la Tour Henri. (apic/com/wm/mp)

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