Belgique: Pas encore d’emplacement pour la statue de la femme victime de la guerre
Anvers, 12 novembre 1997 (APIC) Un monument à la «femme inconnue» victime de la guerre aurait dû être inauguré en Flandre le 11 novembre, journée commémorative de l’armistice de la première guerre mondiale. L’initiative en revient au mouvement catholique pour la paix «Pax Christi Flandre», qui n’a cependant pas encore trouvé la ville prête à désigner un endroit propice pour accueillir la statue imaginée par Jan Calmeyn. Dans l’intervalle, un certain nombre de localités ont salué l’initiative et se sont déclarées intéressées.
Chaque année, le 11 novembre est l’occasion de commémorer la signature de l’armistice qui mit fin à la «grande guerre» et de rendre hommage à ceux qui ont donné leur vie pour la liberté. En Flandre, les «Femmes pour la Paix», membres du mouvement Pax Christi, voulaient qu’à l’instar du «soldat inconnu», il soit rendu hommage à la «femme inconnue» victime de la guerre, dont le sculpteur Jan Calmeyn a créé la statue.
Un hommage national pour ceux qui ont subi les soldats
Les «Femmes pour la Paix» précisent qu’elles apprécient qu’il soit rendu hommage aux nombreux soldats et résistants qui ont lutté pour défendre leurs compatriotes en temps de guerre. «Mais, ajoutent-elles, il y a tant de femmes qui ne se battaient pas au front et n’étaient pas actives dans la résistance, et qui ont néanmoins été victimes de la guerre, entre autres parce qu’elles ont subi des violences sexuelles». Qui a pensé rendre à toutes ces femmes «un hommage national» ? demandent les «Femmes pour la Paix». Et de rappeler qu’aucun pays n’est prêt à reconnaître que les femmes ont aussi subi, de la part des soldats, des abus sexuels et des viols, voire ont été entraînées par la guerre dans la prostitution.
Selon Pax Christi Flandre, le monument dédié à la «femme inconnue» est aussi un hommage rendu à toutes ces femmes qui, en temps de guerre, ont perdu leurs proches, ont été soumises à des travaux forcés, ont dû prendre le chemin de l’exil, ou ont été persécutées voire mises à mort à cause de leurs convictions religieuses ou politiques.
Symboliser «le caractère destructeur de toute guerre»
Le mouvement catholique pour la paix met aussi en évidence la «force» intérieure dont des femmes ont fait preuve en temps de guerre pour faire vivre leur famille, pour élever les enfants, pour trouver quotidiennement pour trouver de quoi manger ou pour reconstruire ce qui était démoli. Le monument en l’honneur de la «femme inconnue», selon Pax Christi, symbolisera en fin de compte «le caractère destructeur de toute guerre» et devrait inciter tout un chacun à s’engager pour faire reculer la violence. (apic/cip/be)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse