Amérique Latine: 25e assemblée des évêques du continent
Rio de Janeiro, 1er octobre 1997 (APIC) Une réforme des structures du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM) est à l’ordre du jour de sa 25e assemblée ordinaire qui s’est ouverte mardi à Rio de Janeiro. Des structures que le pape souhaite « plus simples et plus souples ».
Cette 25e assemblée ordinaire, qui se poursuivra jusqu’au 3 octobre, entend proposer quelques lignes d’action et des recommandations. Une tâche nécessaire à « une heure décisive pour l’Eglise et pour l’humanité », écrit Jean-Paul II dans son message.
A la veille de rejoindre les évêques à Rio, le pape situe l’assemblée entre la précédente conférence générale du CELAM, tenue à Saint-Domingue en 1992, qui s’était attelée à « la tâche fascinante de la nouvelle évangélisation » dans le continent, et le prochain synode spécial pour l’Amérique du Synode des évêques, qui soulignera que cette tâche passe par « un chemin de conversion, la communion et la solidarité ».
C’est dans cette optique que Jean-Paul II demande au CELAM, au moment où il s’apprête à revoir ses statuts, d’avoir « une conscience claire de sa nature et de sa finalité », en rappelant que, lors de sa première conférence générale, tenue déjà à Rio, en 1955, il avait été créé par être « un organe de communion, de réflexion, de collaboration et de service ».
Il faudra doter le CELAM de structures « plus simples et plus souples », adaptées à la réalité actuelle. Jean-Paul II énumère alors les « défis » à affronter dans le contexte latino-américain: le respect de la vie, l’éducation des enfants et des jeunes, la promotion de la famille, la sécularisation et l’indifférence religieuse, les dérives éthiques, l’expansion des sectes, l’urbanisation, la violence, le narcotrafic, la corruption et le désordre social, la pauvreté – « y compris la misère » -, la situation des populations indigènes et afro-américaines.
Brésil: 80e voyage de Jean-Paul II hors d’Italie
Mobiliser les consciences pour la cause de la famille
Rome, 1er octobre 1997 (APIC) Le 80e voyage de Jean-Paul II hors d’Italie, qui le conduit à Rio de Janeiro du 2 au 6 octobre, ne ressemble à aucun autre: ni visite pastorale, ni célébration d’un Synode, son week-end brésilien sera entièrement consacré à la seconde Rencontre mondiale des familles.
Un voyage éprouvant: 22 heures d’avion en quatre jours et cinq heures de décalage horaire, mais le pape « entend mobiliser les consciences pour la cause décisive de la famille », a souligné en présentant le programme à la presse le cardinal Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille et grand ordonnateur de cette seconde Rencontre mondiale.
Le pape parlera sans doute du divorce et de l’avortement, sujets particulièrement sensibles au Brésil, en rappelant la sollicitude de l’Eglise pour les personnes vivant ces situations difficiles. « Tout en défendant la doctrine de l’Eglise et le respect de la dignité familiale, le pape vient dire que tous, quelle que soit leur situation, doivent se sentir accueillis dans l’Eglise », affirme le cardinal Eugenio Sales, archevêque de Rio. Jean-Paul II arrive à un moment délicat. « Le sens de la famille est très présent dans la population, explique le cardinal Moreira Neives, mais la famille se trouve en ce moment précis très menacée par des projets de lois hostile à la famille en discussion au Parlement brésilien. Le saint-père n’entrera pas sur ce terrain directement politique, mais son message, très positif, touchera les populations. »
Le cardinal Moreira Neives souligne par ailleurs que « les sectes très anti-catholiques ont progressé depuis la dernière visite du Pape en 1991 ». « Mais je ne pense pas que cela ait une influence très marquante sur le peuple; ajoute-t-il. Ces sectes font beaucoup de bruit. Elle ont la puissance de leur chaîne de télévision qui martèle continuellement leur lavage de cerveau, mais le groupe de fidèles de l’Eglise est stable. L’amour du peuple pour le pape reste le même. Il y aura une très belle réponse à la présence du Saint Père. » Les organisateurs attendent entre un million et demi et deux millions de personnes pour la rencontre des familles avec le pape, le samedi 4 octobre après-midi, et pour la messe du dimanche.
A part ces deux événements, le programme de Jean-Paul II est très léger. Aussitôt après son arrivée le 2 octobre à 16h et la cérémonie d’accueil, il se reposera. Le vendredi 3 octobre, il dira une messe privée dans la chapelle de sa résidence, puis rencontrera le Président de la République au Palacio Laranjeiras; l’après midi, il rencontrera les évêques brésiliens et les délégués du Congrès sur la famille qui précède la rencontre de samedi et de dimanche. Le samedi 4 octobre, le pape célébrera la messe avec le même groupe dans la cathédrale de Rio, avant de rencontrer les familles au stade Maracana. Le dimanche 5 octobre, la grande messe se déroulera au même endroit. Avant de repartir, dimanche en fin d’après-midi, le pape saluera le comité organisateur des journées mondiales de la famille. Son retour à Rome est prévu pour la matinée du lundi 6 octobre. (apic/imed/cip/mp)
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