Mgr Oriano Quilici, un homme de dialogue au service de l’Eglise

Berne: Le nouveau nonce apostolique en Suisse présente ses lettres de créance

Berne, 1er octobre 1997 (APIC) Le nouveau nonce apostolique en Suisse, Mgr Oriano Quilici, un diplomate italien de 67 ans, présente jeudi après-midi ses lettres de créance au président de la Confédération, au chef du Département des affaires étrangères et au chancelier de la Confédération. Cette cérémonie se passe dans le salon du président, au Palais fédéral à Berne. Par cette accréditation, le diplomate du Saint-Siège prend ainsi officiellement ses fonctions.

Mgr Oriano Quilici succède à Mgr Karl-Josef Rauber, muté à Budapest en juin dernier, et dont le déplacement surprise est survenu dans les remous de l’ »affaire Haas ». Nonce à Caracas, au Venezuela, jusqu’en juillet dernier, Mgr Quilici bénéficie d’une longue expérience de l’Amérique latine. Il y a en effet passé 16 années importantes de sa carrière diplomatique, à une époque où ce continent était confronté à un haut niveau de violence politique et de violations des droits de l’homme.

Ces prochaines semaines, en visitant les divers diocèses du pays, le nouveau nonce s’attachera à mieux connaître la réalité suisse. Une réalité certes bien plus pacifique que l’Amérique latine, mais au niveau de l’Eglise tout de même assez complexe. Si les blessures dans le diocèse de Coire sont loin d’être refermées et qu’aucune solution du problème ne semble en vue, d’autres soucis demeurent également. Notamment une « vision parfois un peu déroutante de l’ecclésiologie que peut se constater ça et là chez nous », pour reprendre les mots de Mgr Henri Salina, président de la Conférence des évêques suisses. Il les adressait au pape Jean Paul II le 4 septembre dernier, lors de la visite « ad limina » à Rome des évêques suisses. Et cette question-là, bien évidemment, ne se pose pas seulement à Coire.

Interférences politiques

Le nouveau nonce devra également compter avec les interférences politiques, provoquées par les grandes tensions personnelles dans l’Eglise catholique en Suisse, « qui rejaillissent inévitablement sur la société politique », pour citer encore une fois Mgr Salina. Dans ce contexte, le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE), dans un communiqué publié le 8 juillet, relevait qu’un certain nombre de voix s’étaient élevées dans l’opinion publique. Elles demandaient de faire dépendre l’octroi de l’agrément du Conseil fédéral pour le nouveau représentant du Saint-Siège en Suisse à une solution de la situation qui prévaut dans le diocèse de Coire.

Le DFAE rappelait alors « dans ce contexte que la Suisse ne fait pas dépendre l’octroi d’un agrément de considérations autres que celles relatives à la personne faisant l’objet d’une telle demande ». Berne répondait ainsi à l’intervention, au début de cette année, des sept cantons diocésains qui ont interpellé le Conseil fédéral lui demandant d’intervenir auprès du Saint-Siège pour résoudre la crise qui déchire le diocèse de Coire.

La dimension fondamentale du dialogue

« Je suis très content d’être le représentant du Saint-Père en Suisse, et je viens avec la meilleure volonté de servir les intérêts de l’Eglise avec la collaboration de toutes les personnes de bonne volonté », a-t-il précisé à l’APIC à la veille de la cérémonie officielle d’accréditation auprès de la Confédération suisse. Décrit comme un « homme de dialogue », Mgr Quilici estime que cette dimension est fondamentale. Il va rechercher les modalités pour bien servir l’Eglise et promouvoir l’entente entre les gens. Le nouveau nonce déclare vouloir travailler « avec générosité et dans un esprit de fraternité ». (apic/be)

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