Introduits par Danielle Rouiller, de Vaulruz, les deux conférenciers sont en Suisse pour préparer la campagne de «l’Action mondiale des peuples contre le «libre» échange et contre l’OMC», (qui a succédé au GATT), une sorte d’alliance mondiale des mouvements populaires et une tentative de relier entre eux les expériences croissantes de lutte de ces mouvements. On y trouve, entre autres, les zapatistes du Mexique et le Mouvement des paysans sans terre au Brésil (MST).
Fondée il y a une année en Espagne à la demande des mouvements populaires des pays du Sud, l’Action mondiale des peuples, a décrété une dénonciation énergique de l’OMC. Elle se veut une plate-forme qui rejette de façon publique et claire les méthodes de l’OMC qui, à ses yeux, sont «antidémocratiques et opaques». Cette plate-forme soutient une confrontation et un non-dialogue avec l’OMC en faisant appel à la désobéissance civile non-violente et en travaillant sur des projets concrets se basant sur la décentralisation et l’autonomie.
Prochaine étape de confrontation: Genève où doit se dérouler, du 18 au 20 mai la 2e Conférence ministérielle de l’OMC . L’Action mondiale des peuples a décidé de rassembler, 3 mois auparavant dans la même ville, du 23 au 25 février, des délégués du monde entier pour organiser la réplique «aux pratiques néfastes» de l’OMC. Un combat du petit David contre Goliath, certes, mais les deux conférenciers, vendredi soir à Fribourg, ont voulu démontrer que les pays du Sud sont déjà entrés en résistance. (apic/ba)
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