Eradiquer l’extrême pauvreté

Développement social: le Saint-Siège attend des suites au sommet de Copenhague

Rome, 21 octobre 1997 (APIC) A mi-chemin entre le sommet de Copenhague consacré au développement social, et l’assemblée spéciale des Nations Unies qui vérifiera en l’an 2000 l’application des décisions prises à Copenhague, le Vatican attire l’attention internationale sur l’enjeu de cette question.

Mgr Renato Raffaele Martino, observateur permanent du Saint-Siège, l’a précisé à l’ONU à New-York: «Si nous décevons cet espoir et ces attentes […], cela donnera une nouvelle arme aux sceptiques qui considèrent que les Nations Unies ne sont pas capables de répondre aux véritables préoccupations des peuples.»

Mgr Martino a relevé trois points qui lui semblent de première importance. Tout d’abord, ne pas abandonner l’objectif d’éradication de «l’extrême pauvreté» – objectif jugé «possible» lors du sommet de Copenhague, rappelle le prélat. Il faut ensuite de refuser d’appliquer le concept de «gradualité» aux droits sociaux et économiques. «Certes la pleine réalisation de ces droits ne peut se faire que progressivement», reconnaît Mgr Martino, mais il n’est pas question de céder à «la tendance qui réduit la signification de ces droits, en les considérant comme de simples `aspirations’, les éloignant ainsi de leur caractère spécifique de `droit’».

Enfin, tout en constatant que les investissements dans les pays pauvres ont tendance à augmenter ces dernières années, ce qui représente l’un des «facteurs les plus indicatif du développement social», Mgr Martino a mis en garde contre la lenteur de l’attribution des fonds de développement provenant des grands organismes, fonds indispensable pour accompagner les investissements productifs et voir ainsi le progrès du développement social.

Ce n’est pas parce que ces fonds de développement «ont été mal utilisés et ont produit de mauvais résultats» ces dernières années qu’il faut pour autant les réduire ou les donner au compte-gouttes, constate Mgr Martino. «Dans certains cas, cela signifie un affaiblissement de la solidarité et cela provoque de dangereuses tendances isolationnistes, a-t-il lancé. Ma délégation rejette fortement de telles tendances. La question du développement international n’est pas une simple question de politique, c’est une question qui est liée à la nature profonde de l’humanité.» (apic/imed/cip/mp)

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