Rome, 29 octobre 1997 (APIC) Selon le vicaire du pape pour le diocèse de Rome, le cardinal Camillo Ruini, Jean Paul II est « très perplexe » devant l’architecture des églises contemporaines. « Il y a peu de sacré dans les nouvelles églises », a déploré après cette confidence, le cardinal Ruini qui participait mardi à la 8e édition de « Koinè », un salon international de décoration liturgique.
Et le cardinal de s’interroger: « Comment se fait-il que des architectes et des artistes de grande renommée, qui réalisent des oeuvres de qualité sous l’aspect formel, n’aient pas réussi à pénétrer et à interpréter la grande richesse de significations et de contenus symboliques qui, dans le passé, n’ont eu aucune peine à trouver des formes d’expression plus adéquates, devenant ensuite langage et modèle pour l’architecture civile ? »
Cette intervention du cardinal Ruini a été particulièrement remarquée dans la mesure où un programme appelé « 50 églises pour Rome en l’an 2000 » voit régulièrement sortir de terre aux périphéries de la Ville Eternelle, à côté de quatre cents églises anciennes, de nouvelles églises résolument modernes. Malgré ce programme en cours, Mgr Amicarelli, qui gère ce projet au vicariat de Rome, regrette qu’un demi million de Romains doivent encore suivre la messe « dans des garages et des sous-sols de centres commerciaux ».
Lors de sa 261e visite dans une paroisse romaine, dimanche dernier, Jean Paul II a d’ailleurs visité une communauté paroissiale de la banlieue nord de Rome qui se réunit dans un ancien garage. Ce n’était pas la première fois que le pape se rendait dans ce genre d’église de fortune. Il a visité aussi des églises les plus récentes. (apic/imed/cip/ba)
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