Le retour de Hong Kong à la Chine: fin de la préférence des autorités pour le christianisme
Hong Kong, 4 septembre 1997 (APIC) Deux mois à peine après le retour de Hong Kong à la Chine, les voix se font entendre pour dénoncer la « préférence » accordée par les autorités britannique aux religions chrétiennes au détriment des non chrétiennes. Pour certains responsables des religions non chrétiennes à Hong Kong, l’ancienne domination britannique est tout simplement considérée comme >, rapporte Kwong Chun Wah, du Séminaire théologique baptiste de Hong Kong, qui s’exprimait sur la situation religieuse du lieu après la rétrocession du territoire à la Chine.
Les responsables religieux espèrent que le retour de Hong Kong à la Chine « mettra fin à la préférence des autorités de Hong Kong pour le christianisme », a-t-il déclaré. De nombreux citoyens de Hong Kong sont bouddhistes, taoïstes et confucianistes, mais les institutions chrétiennes jouent un rôle important.
En se basant sur une étude sur les relations entre le bouddhisme, le taoïsme, le confucianisme et les organisations chrétiennes de Hong Kong avant et après la rétrocession, Kwong Chun Wah conclut qu’il y a peu de risque de conflit entre les religions à Hong Kong.
Faisant référence aux cérémonies religieuses auxquelles il a assisté en juin et en juillet 1997, à l’occasion de la rétrocession, Kwonc Chun Wah a déclaré à l’hebdomadaire de langue chinoise « Christian Times » que les messages et les prières de célébrations bouddhistes, taoïstes et confucianistes critiquaient le régime colonial de Hong Kong et l’importance donnée par celui-ci aux religions étrangères – protestantes et catholique- romaine. Les croyants bouddhistes, taoïstes et confucianistes espèrent, a-t-il ajouté, que le retour à la culture chinoise suivra le retour à la souveraineté chinoise.
La publication officielle de l’Association taoïste de Hong Kong a aussi reproché au > d’avoir encouragé > dans le cadre de son système politique, éducatif, linguistique et économique. L’auteur de la publication espère que cette politique prendra bientôt fin.
Forte présence institutionnelle chrétienne
A Hong Kong, ce sont des organismes religieux – bouddhistes, taoïstes, musulmans, mais surtout chrétiens – qui assurent les services éducatifs et sociaux, avec une subvention du gouvernement. Les Eglises et organisations catholiques romaines gèrent environ 40 % des écoles et plus de 50 % des services sociaux, alors que les chrétiens représentent moins de 8 % de la population de Hong Kong (6,3 millions d’habitants). Aucune statistique précise n’existe au sujet des adeptes d’autres religions, car les bouddhistes, taoïstes et confucianistes ne possèdent pas de système officiel d’adhésion. En raison de la nature > du confucianisme – qui permet une structure sociale favorable à la > avec les autres religions – le risque d’un conflit de religion est pratiquement inexistant, a aussi fait remarquer Kwong Chun Wah dans son analyse. Mais, a-t-il précisé, à condition que la religion ne touche pas le sujet de la souveraineté, sujet tabou pour tout gouvernement chinois.
L’Association bouddhiste de Hong Kong a d’autre part réclamé que l’anniversaire de Bouddha soit décrété jour férié, et ceci avant 1999. (apic/eni/pr)
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