Le P. Kolvenbach se déclare personnellement contre la peine de mort, même si le catéchisme de l’Eglise catholique l’admet dans des cas d’une extrême gravité. S’il considère avec faveur l’utopie non-violente, le général des jésuites tempère cette vision idéale avec la dure réalité d’un monde qu’il connaît bien. Le religieux néerlandais a en effet vécu de nombreuses années de sa vie dans une ambiance de guerre, que ce soit durant l’occupation allemande de son pays ou lors de son long séjour au Proche-Orient.

L’utopie de la non-violence face à la réalité de l’oppression

Et de souligner que la Slovénie et la Croatie, par exemple, ont dû se battre pour arriver à leur autodétermination, «une indépendance désirée très fortement – peut-être trop! – par l’Eglise». Le P. Kolvenbach, qui a côtoyé les Palestiniens au Liban, estime que s’ils restaient tranquilles, comme l’ont été les réfugiés arméniens, et décidaient de ne plus résister, «ils n’existeraient plus pour le monde. Ils n’obtiendraient rien». «En principe, ce serait merveilleux d’arriver sans violence à la victoire des droits de l’homme, mais là, on est dans le domaine de l’utopie…Quand on redescend dans la pâte humaine, on court des risques, notamment celui d’avoir ’les mains sales’», comme dirait Sartre». (apic/be)

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