Déclaration verbale du président de la CES sur l’»affaire de Coire»

Au cours de la conférence de presse de la CES, son président, Mgr Henri Salina, a fait une déclaration verbale concernant l’»affaire de Coire». Son contenu avait été auparavant approuvé par les autres membres de la Conférence des évêques suisses.

«La CES s’est rendue en visite ’ad Limina apostolorum’ à Rome; tous les cinq ans, les évêques en charge d’un diocèse font un pèlerinage aux tombeaux des apôtres Pierre et Paul, aux basiliques Saint-Sauveur de Latran et Sainte-Marie-Majeure. Ils rencontrent personnellement et ensemble aussi le successeur de Pierre, aujourd’hui le pape Jean Paul II. Il va de soi que l’on rencontre aussi ses proches collaborateurs au service du gouvernement de l’Eglise universelle.»

«C’est donc l’occasion pour les évêques d’exposer ce qui leur tient à cœur. C’est l’occasion pour le Saint-Père d’abord, et pour ses collaborateurs directs, de partager leurs points de vue qui reflètent ce qu’ils connaissent de toutes les Eglises répandues dans le monde. C’est, de façon privilégiée pour le pape, l’occasion d’œuvrer pour la communion et la charité dans l’Eglise».

«Nous le savons tous, la tentation est toujours grande pour chacun de ne voir que l’arbre qui cache la forêt. A lire la presse et à écouter les médias électroniques avant notre voyage à Rome, on aurait pu croire qu’il n’y a qu’un seul et unique problème en Suisse, celui que l’on désigne sous le nom de ’problème de Coire’. Nous ne nions pas qu’il existe, évidemment, mais il n’est pas la seule et unique question qui se pose à l’Eglise qui est en Suisse. Ce n’est pas le seul thème de nos rencontres avec le Saint-Père et les congrégations compétentes.»

«Pour l’heure, à ce propos et sujet, je puis dire ceci: à la suite de tous les échanges très francs et ouverts que nous avons eus et que nous avons avec le Saint-Siège et auxquels il n’a pas été mis fin, je pense que cette question, source de difficultés et de souffrances pour beaucoup, ne serait-ce que pour celui qui est au centre des débats (Mgr Haas, ndr), n’est pas mise au fond d’un tiroir. Il y a encore réflexion et recherche de chemins qui peuvent conduire à la paix, cette paix que donne le Seigneur. Ces chemins, bien évidemment, doivent se construire dans le respect de toutes les personnes concernées».

«Pour l’heure, les membres de la Conférence des évêques suisses ne peuvent en dire davantage. Donc, une juste et bonne solution est encore à l’ordre du jour. Il faut aussi noter que jamais des décisions importantes ne sont prises au cours d’une visite ’ad Limina’». (apic/be)

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