Mexico, 11 septembre 1997 (APIC) L’Eglise mexicaine n’a pas du tout l’intention d’accepter une éventuelle décision du gouvernement interdisant aux prêtres et aux ministres du culte de formuler des critiques à l’encontre des lois, des institutions politiques ou des stratégies économiques.
Le secrétaire général de l’épiscopat, le Père Ramon Godinez, a été on ne peut plus clair : «Malgré les lois et les règlements, les sanctions et les menaces, l’Eglise continuera à dénoncer les injustices aussi bien que les programmes économiques du gouvernement». Il répondait ainsi au projet du gouvernement de faire voter une loi interdisant au personnel ecclésiastique de s’engager en politique ou de critiquer les structures juridiques ou économiques du pays. Les sanctions prévues pouvant aller de l’avertissement et de l’amende à l’interdiction pure et simple de l’Eglise incriminée.
Pour les catholiques, «l’exercice de la liberté est plus important que la lettre de la loi», a insisté le P. Godinez. A l’automne dernier, les menaces officielles avaient particulièrement visé l’archevêque de Mexico, Mgr Norverto Rivera, qui avait affirmé lors d’une cérémonie religieuse : «Quand l’autorité sort des limites légales, il n’est pas obligatoire de lui obéir, et si elle s’oppose aux droits fondamentaux, il faut refuser l’obéissance.» (apic/cip/na/bim/mp)
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