Pas de procès avant cinq ans, rappelle le Vatican

Rome: Béatification de Mère Teresa :

Vatican, 11 septembre 1997 (APIC) Le procès de béatification de Mère Teresa sera mené rapidement a déclaré le cardinal Secrétaire d’Etat Angelo Sodano, envoyé spécial du pape aux funérailles de Mère Teresa, à la veille de son départ pour l’Inde. Le Vatican, de son côté, a publié jeudi une note rappelant les normes en la matière. Un procès ne peut pas être ouvert moins de cinq ans après la mort de la personne en cause.

Le cardinal Joseph Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, avait déclaré mardi que les procédures actuelles ne prévoient pas de canonisation par acclamation. « Mais je pense, avait-il ajouté, qu’il y a des cas tellement limpides que la procédure ordinaire peut être rapide. La justice, l’égalité et le respect sont des motifs qui imposent de suivre une procédure complète, c’est-à-dire la recherche de tous les aspects de la vie, de son témoignage. Cela prend du temps. Mais une vie aussi splendide aux yeux de tous n’offrira pas tant de problèmes. Un procès trop long ne sera pas nécessaire. »

Quant à une intervention du pape, il avait déclaré: « Je ne connais pas les intentions profondes de Jean-Paul II. Je pense qu’il désire une accélération, mais je sais qu’il a aussi un grand respect des procédures pour respecter la justice. »

Ce sont justement ces procédures que rappelle une note communiquée ce matin à la presse par le Saint-Siège. Elle se réfère aux dernières normes en la matière, contenues dans la Constitution apostolique « Divinus Perfectionis Magister » publiée par Jean-Paul II en 1983.

Tout d’abord, des conditions de temps: pour garantir l’ »objectivité » de la cause, il faut que se soient écoulés au moins cinq ans après la mort de la personne. Ensuite c’est la « réputation » de sainteté qui compte, donc la « vox populi », et les signes qui confirment cette réputation, « l’efficacité de son intercession auprès du Seigneur », c’est-à-dire qu’il faut au moins un miracle. C’est à l’évêque du lieu à prendre l’initiative d’ouvrir une instruction, à la demande d’une paroisse, du diocèse, d’une communauté, etc. S’il a le feu vert du Vatican, l’évêque constitue un tribunal diocésain, chargé en particulier d’écouter les témoins.

Une fois l’instruction diocésaine achevée, la documentation est envoyée à la Congrégation romaine pour la Cause des saints, qui établit une « copie publique » servant de base l’élaboration d’une « positio » en vue d’établir la preuve des « vertus héroïques » de la personne. Position qui sera examinée par neuf théologiens et, en cas de vote positif, soumise à l’examen des cardinaux et évêques membres de la Congrégation. Si leur jugement est positif, ils le soumettent au pape, à qui il revient de donner le feu vert pour le décret sur les vertus héroïques du « serviteur » ou de la « servante de Dieu ».

Pour la béatification, il faut établir la preuve qu’un miracle est dû à l’intercession de la personne, après sa mort. Suivant la procédure déjà employée pour l’établissement de l’héroïcité des vertus, cette authentification d’un miracle aboutit aussi à la promulgation d’un décret (et s’il s’agit d’un martyr, le miracle n’est pas nécessaire). C’est au pape qu’il appartient de décider ensuite de la béatification et du culte public à rendre au nouveau bienheureux.

Un autre miracle, survenu après la béatification, sera nécessaire à la canonisation. Si celle-ci est finalement décidée par le pape, le culte public et universel du nouveau saint ou de la nouvelle sainte est autorisé. Et cette décision, précise la note, « engage l’infaillibilité pontificale » Si les délais sont respectés, Mère Teresa pourrait être proclamée bienheureuse d’ici six ans, au plus tôt. (apic/cip/mp

Rome: Vive réaction du Vatican à un article contre le Jubilé de l’an 2000

On ne compare pas le Jubilé aux Jeux Olympiques

Rome, 11 septembre 1997 (APIC) Oser parler du Jubilé de l’an 2000 comme d’un « événement pire que les Olympiades » comme l’a fait un éditorialiste de « La Stampa » a évidemment suscité une réaction indignée du Vatican. « En dépit de l’arrogance intellectuelle de l’auteur, le Jubilé est un événement spirituel qui fait mémoire du plus grand et plus bouleversant des événements de l’histoire du monde: l’Incarnation du Christ », rappelle jeudi le bureau de presse du Jubilé.

Rome était en effet candidate pour les Jeux Olympiques d’été de 2004 qui ont été finalement attribués à Athènes. Après l’échec de cette candidature, « La Stampa » a osé la comparaison avec le Jubilé. « Snobisme d’un écrivain chef de file du club (restreint) des ’catastrophistes’ de métier et de vocation », répond le communiqué, avant de poser la question: « Se peut-il qu’il y ait réponse, dialogue, échange d’opinion sur de telles bases ? » Entre Jubilé et Jeux Olympiques, pas de comparaison possible, ajoute le communiqué. (apic/cip/imed/mp)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/rome-beatification-de-mere-teresa/