Non, Castro ne s’est pas «converti» au catholicisme
Rome, 17 septembre 1997 (APIC) Cuba n’a pas peur du pape: c’est ce que déclare au quotidien catholique italien «Avvenire» Hermes Herrera Hernandez, ambassadeur de Cuba près le Saint-Siège.
«Nous ne regardons pas la visite du pape avec un sentiment de peur, mais de confiance et d’optimisme. Nous avons une grande admiration et estime pour ce que fait et dit le chef de l’Eglise catholique, surtout pour ses appels à la dignité humaine et à la justice sociale», déclare le diplomate. Hermes Herrera Hernandez confirme que le voyage aura bien lieu du 21 au 25 janvier 1998, soit «quatre jours pleins sur l’île qui permettront au pape de visiter non seulement La Havane, mais également Santiago de Cuba».
L’ambassadeur confirme également qu’une messe solennelle sera célébrée sur la Place de la Révolution à la Havane.
Hermes Herrera Hernandez conteste que l’Eglise catholique «ait été empêchée dans sa mission pastorale à Cuba», à l’exception de prêtres étrangers qui soutenaient des «activités contre-révolutionnaires». Pour la visite du pape, «aucune limitation d’aucun genre ne sera appliquée pour la participation des gens pour ce qui sera une grande fête populaire avec le pape».
Quant aux rumeurs qui ont circulé la semaine dernière annonçant une conversion de Fidel Castro au catholicisme, l’ambassadeur assure qu’elles sont «totalement infondées». «Le jeune Fidel Castro a reçu une éducation religieuse chez les jésuites, ajoute-t-il. Il a ensuite développé une conception révolutionnaire qu’il a toujours maintenue avec une grande cohérence. Castro parle toujours de la religion avec un grand respect, mais cela ne veut pas dire qu’il s’est converti au catholicisme». (apic/cip/imed/pr)
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