Bruxelles: Des Polonais témoignent de la mobilisation de tous face aux inondations
Bruxelles, 3 août 1997 (APIC) Une quinzaine de responsables polonais, dont les ambassadeurs de Pologne en Belgique et auprès de l’Union Européenne, ont été accueillis en fin de semaine au siège de Caritas Secours International à Bruxelles, où ils ont témoigné de l’ampleur du drame des inondations qui ont touché la moitié des 49 > ou provinces du pays.
La situation la plus pénible concerne le bassin supérieur de l’Oder, et spécialement les > de Katowice, Opole, Wroclaw, Walbrzych, Jelenia Gora, Legnica et Zielona Gora. Pas moins de 976 villes et villages ont été submergés suite aux pluies diluviennes qui ont provoqué les tragiques crues du fleuve. Le 20 juillet, 150 localités étaient toujours partiellement sous l’eau et 54 l’étaient encore totalement.
Dans ces inondations, 54 personnes ont trouvé la mort et 137’000 sinistrés ont dû être évacuées, tandis que 71’000 autres n’ont plus de domicile. On a dénombré jusqu’ici 138 ponts hors d’usage et 1351 kilomètres de routes non carrossables. Les pertes matérielles sont estimées pour le moment à plus de trois milliards de dollars. L’Oder a grimpé jusqu’à neuf mètres, envahissant complètement son appartement.
L’Oder jusqu’à 6 km de large
Trois semaines après les premières crues, la largeur de l’Oder atteignait encore à certains endroits 6 kilomètres au lieu des 150 mètres habituels. Les témoignages rapportés à Bruxelles par les délégués des gouverneurs et les directeurs des Caritas d’Opole, Wroclaw, Tarnow et Zilonia Gora ont à la fois concrétisé les pertes subies et l’étonnant mouvement de solidarité, qu’il s’agit à présent de consolider pour plusieurs mois.
39 Caritas sur la brèche
Les autorités nationales et locales ont été vite dépassées par l’ampleur de la catastrophe. Aussi les initiatives d’aide non gouvernementales stimulées par les 39 Caritas diocésaines ont-elles été précieuses pour éviter de plus grands drames.
Toutes les Caritas diocésaines envoient des convois de matériel et de vivres vers les régions sinistrées. Toutes sortes de fournitures ont été demandées et envoyées : vêtements, eau potable, vivres, produits désinfectants, médicaments, fourrage pour le bétail, gants de caoutchouc, cirés, torches, batteries, matelas, lits, sacs de couchage, etc. La collecte des marchandises s’est organisée spontanément dans les paroisses. A elles seules, les Caritas ont acheminé quelque 800 convois, soit 6000 tonnes de marchandises vers les régions sinistrées. La plupart des convois se concentrent sur les régions de Wroclaw et d’Opole.
A travers le pays, les Caritas ont accueilli jusqu’ici plus de 6000 enfants pour les vacances. Mais beaucoup de parents hésitent, surtout dans de telles circonstances, à se séparer de leurs enfants.
L’aide d’urgence restera nécessaire pendant quelques semaines encore. Elle devra ensuite se prolonger par un soutien à plus long terme. Des milliers de Polonais ont en effet presque tout perdu.
Les responsables des Caritas polonaises se penchent sur l’élaboration de projets d’aide à long terme. Ils ont eu à ce sujet, à Bruxelles, une longue réunion avec les responsables de Caritas Secours International. Celle-ci, qui avait déjà dégagé pour la Pologne un fonds de solidarité, s’est vu confier en partenariat avec la Caritas autrichienne la gestion de l’aide offerte par l’Union Européenne sous l’égide du programme Echo. Les 500.000 écus que comporte cette aide seront attribués pour un tiers à la Tchéquie et pour le reste à la Pologne.
Etats-Unis : > abuséés par les rumeurs populaires
Quand l’absurde et l’ignorance ne font qu’un
Grand Rapids/Etats-Unis, 3 août 1997 (APIC) Tout se fait et rien ne surprend plus aux Etats-Unis, où l’absurde et l’ignorance ne font parfois plus qu’un. Pour que ses fidèles ne se laissent plus > par >, une revue > des Etats-Unis donne à ses lecteurs des conseils sur la façon de combattre les rumeurs populaires…, ces canulars qui courent sans aucune preuve crédible pour leur donner foi.
Le >, qui paraît à Grand Rapids, cite des exemples de ces anecdotes > : le responsable d’une grande société américaine aurait admis à la télévision que son entreprise avait des liens avec l’Eglise de Satan; une firme de l’Illinois serait sur le point de réaliser un film sur la vie sexuelle de Jésus-Christ; enfin un athée américain bien connu ferait campagne auprès des autorités américaines pour faire interdire toutes les émissions religieuses.
Selon l revue, certaines de ces rumeurs sont prises tellement au sérieux qu’on voit parfois circuler des tracts incitant les fidèles à signer des pétitions, à écrire des lettres ou à s’engager dans d’autres formes de protestation.
Le bruit d’une campagne visant à faire interdire toutes les émissions religieuses a provoqué un tel tollé que la > (FCC) dont relèvent la radiodiffusion et la télédiffusion aux Etats-Unis, a installé sur son standard téléphonique un numéro interactif pour aviser le public que les rumeurs sont complètement fausses. Selon le >, ce canular aurait déjà valu à la FCC 30 millions de lettres.
Aux dires du professeur Jan Harold Brunvand de l université de l’Utah, dans l’orbite des planètes, mais la clé de l’énigme leur aurait été donnée par un collègue chrétien qui leur a rappelé que, selon la Bible, Dieu a arrêtééle soleil pendant 24 heures.
Des savants de l’ancienne Union soviétique auraient foré un trou allant tout droit de la mer du Nord jusqu’aux enfers.
Tout et n’importe quoi. La revue engage ses lecteurs à se méfier de ces rumeurs qui ne s’appuient sur aucune preuve et de ces histoires si étranges qu’il est difficile de croire que quelqu’un ait pu les inventer. Sinon des citoyens des Etats-Unis. (apic/eni/pr)
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