XIIe Journées Mondiales de la Jeunesse : le Champ-de-Mars fait son plein de jeunes
Paris, 20 août 1997 (APIC) Le Champ-de-Mars avait fait le plein ou presque mardi sur le coup de 17h0, pour la cérémonie d’ouverture des XIIe Journées Mondiales de la Jeunese (JMJ) et la messe concélébrée par le cardinal Jean-Marie Lustiger, devant quelque 300’000 jeunes de 160 pays.
Spectacle ? Mise en scène impressionnante, assurément. Pas toujours goûté par nombre organisations d’Eglises comme la JEC, moins sensibles au côté esthétique et critiques quant au coût. La Jeunesse Etudiante Chrétienne, qui participe aux activités créées dans le cadre du Village du développement, boycottera en revanche les cérémonies officielles, pour manifester son désaccord.
La messe d’accueil de ces XIIe Journées apportera donc de l’eau au moulin de ceux qui auraient voulu une fête moins somptueuse et moins vendue commercialement, de ceux aussi que chagrine l’Eglise-spectacle, après la politique-spectacle et la justice-spectacle. Rien n’aura été négligé pour faire de cette messe votive de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face un vaste show, avec pour vedette américaine l’archevêque de Paris. Mais son succès n’en est pas moins indéniable et laisse augurer du bon déroulement de ces 12e JMJ.
D’abord la foule, l’effet de masse. Etaient-ils vraiment 300’000 ? Une évidence : le Champ-de-Mars était noir de monde et aura vécu là une de ses plus belles heures. L’émotion ensuite, due à la qualité esthétique de la cérémonie. Depuis la procession pour évoquer la vie de sainte Thérèse, en passant par la mise en scène de la question centrale : >, jusqu’à la messe, avec son cortège de cardinaux, d’évêques et ses 1’000 prêtres.
On retiendra en outre une partition musicale très >, où percussions et chorales africaines se sont taillées la part du lion, comme un hommage rendu au continent noir, ainsi qu’une tonalité flamboyante de couleurs, à l’image des chasubles arc-en-ciel du créateur de mode Castelbajac et des drapeaux et oriflammes de tous les pays présents.
Mais le recueillement était aussi de la partie. Longs temps de silence, ferveur perceptible aussi au moment de la communion et de l’homélie de Mgr Lustiger appelant les jeunes >, et à mettre leurs pas dans ceux du Christ. (apic/jcn/pr)
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