Paris: Les JMJ dans les chiffres rouges

Fête de la solidarité entre jeunes de Suisse et du Congo Kinshasa, vendredi 29 août 1997 dès 18h, Africanum, Vignettaz 57, Fribourg

Il manque 30 millions de francs français dans les caisses

Paris, 25 août 1997 (APIC) Il manque encore actuellement 30 millions de francs français (7,5 millions de francs suisses) pour couvrir le budget des XIIe Journées mondiales de la jeunesse qui se sont achevées dimanche à Paris, a indiqué lundi Mgr Michel Dubost, président du comité d’organisation.

Hormis un léger surcoût dû à l’afflux massif des pèlerins à l’hippodrome de Longchamp, c’est surtout au niveau des recettes que le bât blesse. Toutes les délégations n’ont pas acquitté la totalité de leurs cotisations. Les délégations italiennes et espagnoles semblent particulièrement dans le collimateur. «Le déficit actuel de 30 millions de francs, sur un budget de 250 millions, correspond au non-paiement par 40’000 participants du forfait normal de 810 francs français. Dans la réalité, beaucoup plus n’ont pas versé ce qu’ils devaient aux JMJ , tout en profitant des prestations offertes, même si un grand nombre n’ont certes pas participé à l’ensemble des JMJ», note Denis Thion, responsable de la communication des JMJ.

Les organisateurs sont loin cependant d’avoir encaissé toutes les recettes, souligne immédiatement D. Thion. Notamment le produit des quêtes spéciales de la Pentecôte, celui de la vente des produits dérivés, ou encore celui des inscriptions pas encore comptabilisées. «Beaucoup d’autocars bus, bloqués aux portes de Paris le premier jour, ont signés des reconnaissances de dettes. S’ils avaient voulu passer sans payer ils auraient pu le faire. Nous attendons maintenant leurs versements.

Cette fausse note ternit un bilan par ailleurs très positif au niveau de l’organisation. «On s’en serait bien passé» admet-on au QG des JMJ, Rue St-Vincent. «Ce soir je vais enfin dormir chez moi. On campe là depuis dix jours, je n’ai guère dormi plus de trois heures par nuit», avoue François Anger, responsable de l’hébergement qui se veut optimiste à l’instar de toute l’organisation.

Mgr Dubost s’est engagé à fournir à la presse «dès que possible tous les chiffres voulus, dans la plus grande transparence». En l’état il lance un appel aux consciences pour que chacun honore ses dettes. Faute de quoi la vie des diocèses parisiens risque d’être sérieusement hypothéquée. Seule leur générosité en effet permettrait d’éponger le déficit. Or la plupart sont pauvres. Au contraire de la plupart des autres pays européens, l’Eglise de France, depuis la séparation Eglise-Etat au début du siècle, ne reçoit aucune subvention ni aide de l’Etat. (apic/jcn/mp)

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