Brasilia, 29 août 1997 (APIC) A quelques semaines de la venue du pape au Brésil, le parlement brésilien débat de l’avortement. Une commission parlementaire a approuvé à une courte majorité un projet de loi prévoyant que tous les hôpitaux du pays prennent en charge les avortements autorisés par la loi.
La loi brésilienne n’autorise l’interruption volontaire de grossesse que dans le cas de viol ou de danger grave pour la santé de la mère. En outre seules sept cliniques sont à disposition dans tout le pays pour pratiquer les avortements autorisés par le code pénal.
Les Eglises ont critiqué la décision de la commission parlementaire et ont invité le parlement à ne pas adopter cette proposition.
Malgré la législation restrictive, le Brésil est selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé, le pays où se pratique le plus grand nombre d’avortements dans le monde. La plupart des ces avortements, jusqu’à quatre millions par an année, sont pratiqués dans les bidonvilles par des personnes n’ayant pas les compétences requises. Aux moins 300’000 femmes en subissent des dommages plus ou moins irréversibles. Au contraire il existe des cliniques d’avortements privées pour les femmes de la classe moyenne ou supérieure. (apic/kna/mp)
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