Graz: 11e Assemblée générale de la KEK
Graz, 4 juillet 1997 (APIC) Parmi les priorités de la Conférence des Eglises européennes (KEK) pour les cinq prochaines années, le dialogue entre protestants et orthodoxes est apparu comme essentiel aux yeux des participants à la 11e assemblée générale qui s’est tenu jusqu’au 4 juillet, à Graz, en Autriche.
`’Les questions qui posent problème, si elles ne sont pas débattues, risquent de ralentir les efforts de compréhension mutuelle et de respect réciproque indispensables pour croître ensemble dans la communauté oecuménique en marche vers l’Unité’’ a relevé dans son rapport d’activité, le secrétaire général de la KEK, Jean Fischer:.
«La KEK est déjà une plate-forme où les Eglises membres orthodoxes et protestantes peuvent dialoguer et débattre des questions de foi et de doctrine, d’ecclésiologie, mais aussi de la tradition et des aspects socioculturels de leur vie et de leur mission’’.
Partenaires fidèles du mouvement oecuménique depuis près d’un siècle, protestants et orthodoxes n’ont pas fini de dresser le long inventaire des ressemblances et des différences qu’un millénaire d’histoires séparées s’est patiemment appliqué à accumuler. Unis sur l’essentiel, divisés sur beaucoup de chose, le choc culturel de la rencontre provoquée par la chute du rideau de fer n’a pas fini de provoquer des pleurs et des grincements de dents, des méfiances mutuelles des incompréhensions réciproques. Le contraire eût été étonnant.
Des retrouvailles qui engendrent joie et déception
Les retrouvailles engendrent souvent joie et déception. Après l’euphorie, vient le désenchantement. Tout au long de la 11e assemblée de la KEK, comme durant le deuxième Rassemblement oecuménique européen qui l’a précédée, ce qu’on a pu appeler, à tort ou à raison, le `’malaise orthodoxe’’ aura été souvent évoqué, ouvertement et publiquement. Cette franchise avec laquelle cette question a été posée aura été l’un des points forts de ces rencontres : comment faire en sorte que toute les familles confessionnelles se sentent chez elles dans la KEK, écoutées et comprises, entendues et respectées ?
Signe du malaise, le récent retrait de l’Eglise orthodoxe de Géorgie de la KEK et du COE est pris très au sérieux. Pour le pasteur Michel Bertrand, délégué de l’Eglise réformée de France, `’l’une des grandes décisions de cette assemblée doit être la manifestation de notre volonté de demeurer ensemble. Cela nécessite sans doute que la KEK adapte ses structures, ses méthodes de travail, et, surtout, la façon dont elle conçoit sa vie commune. Plus qu’une organisation qui offre aux uns et aux autres une tribune pour s’exprimer et afficher ses convictions, la KEK doit devenir un forum d’interpellations mutuelles et de dialogue. (apic/com/mp)
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