Rome: Le parlement italien refuse une prorogation
Rome, 4 juillet 1997 (APIC) L’enquête sur l’attentat commis par le turc Ali Agça contre Jean-Paul II le 13 mai 1981 n’ira pas plus loin pour le moment. Le 30 juin dernier, le parlement italien n’a pas accordé de prorogation. Même sort pour l’enquête sur l’enlèvement de Emmanuela Orlandi, fille d’un employé du Vatican disparue en juin 1983, et que Ali Agça a prétendu un moment lié à sa libération.
« Il était impossible de concéder une nouvelle prorogation des enquêtes, indépendamment de la gravité des épisodes », a expliqué Giovanni Pellegrino, président de la Commission parlementaire sur les attentats. C’est l’entrée en vigueur du nouveau code pénal italien qui en est la cause, continue le député. Selon lui, les nouvelles mesures visent à ne pas créer de « disparités » entre les personnes mises en examen.
En conséquence les juges chargés de ces deux enquêtes, Rosario Priore et Adele Rando devront remettre les actes aux ministères publics compétents. Les volumineux dossiers sur l’attentat contre le pape. Reviendront au juge Antonio Marini. Pour le juge Priore, le fait que la prorogation n’ait pas été accordée ne signifie cependant pas que l’enquête ne se poursuive pas ensuite selon les nouvelles normes. « De toute façon, dit-il, on avait besoin de plus de temps pour examiner des fiches importantes provenant des services secrets est-allemands et d’autres pays d’Europe centrale ». Le juge s’est en effet rendu récemment dans l’ex-RDA pour consulter de nouvelles archives.
« La collaboration du Vatican a été totale dans les deux cas », a déclaré le porte-parole du Vatican, Jaquin Navarro-Valls « Les interrogatoires, précise-t-il, se sont déroulés comme les juges italiens l’ont demandé ». (apic/imed/cip/mp)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/rome-le-parlement-italien-refuse-une-prorogation/