Document public des anglicans et appel
à la collaboration avec la Commission «Vérité et réconciliation»
East London/Afrique du Sud, 7 juillet 1997 (APIC) – L’Eglise anglicane d’Afrique du Sud «confesse publiquement» ses actions durant les années de l’apartheid. L’Eglise a présenté un document au comité chargé des violations des droits de l’homme de la Commission «Vérité et réconciliation». En «confessant ses erreurs», l’Eglise appelle en outre les anglicans ayant joué un rôle actif dans le système de l’apartheid à se présenter et à avouer leurs fautes».
Dans un document présenté le 2 juillet, l’Eglise a anglicane dit n’avoir pas assez lutté contre l’apartheid, même si l’ancien primat de l’Eglise anglicane, aujourd’hui président de la Commission «Vérité et réconciliation», Mgr Desmond Tutu, a été l’un des opposants les plus acharnés au système raciste de l’Afrique du Sud. Cette Commission a été mise en place par le gouvernement de Nelson Mandela pour faire la lumière sur les violations des droits perpétrées sous le régime de l’apartheid.
Comme d’autres, l’Eglise anglicane «compte un grand nombre de membres», parmi lesquels figurent des personnes impliquées dans l’apartheid et la violation des droits de l’homme. «Nous leur demandons de se présenter devant la Commission de «Vérité et réconciliation».
Le document précise cependant que l’Eglise anglicane elle-même a souffert à cause de son action et de son manque d’action contre l’apartheid. «Ses responsables et certains de ses membres ont été espionnés, détenus sans jugement. Ils ont enduré des blessures physiques, morales et spirituelles, et ont été jetés en prison, comme par exemple Njongonkulu Ndungane, qui a succédé l’an dernier à Desmond Tutu à la tête de l’archevêché du Cap. «En tant qu’Eglise, nous rendons hommage à ceux qui étaient prêts à affronter la colère de l’Etat, qu’ils soient anglicans ou non». (apic/eni/pr)
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