Ouverture de l’Année Montfort

France: 50e anniversaire de la canonisation de saint Louis-Marie Grignon de Montfort

Bruxelles, 17 juillet 1997 (APIC) L’année du 50e anniversaire de la canonisation de saint Louis-Marie Grignion de Montfort par Pie XII (Rome, 20 juillet 1947), s’ouvrira le 20 Juillet à Saint-Laurent-sur-Sèvre, en France.

Diverses initiatives marqueront l’»Année Montfort». Les Pèlerinages-Montfort d’Europe organisent une série de manifestations, dont l’ouverture est également prévue le 20 juillet à Saint-Laurent-sur-Sèvre,. Une rencontre internationale des pèlerins montfortains est programmée à Rome du 24 au 25 septembre. Un pèlerinage international à Lourdes et une rencontre internationale de pèlerins montfortains en Terre Sainte (à Nazareth et à Jérusalem) complètent ces manifestations.

A noter que les revues monfortaines d’Europe proposent un numéro spécial «Montfort Magazine», disponible en sept langues (français, néerlandais, anglais, allemand, espagnol, italien et portugais). 350.000 exemplaires ont d’ores et déjà été répandus à travers le monde entier.

Par ses écrits et par l’activité apostolique de ses successeurs, Louis-Marie reste une référence pour beaucoup de religieux. Jean-Paul II avait même tenu, en septembre 1996, à commencer son voyage apostolique en France, par un pèlerinage sur la tombe du saint, à Saint-Laurent-sur-Sèvre. «Vous savez que je dois beaucoup à ce saint et à son «Traité de la vraie dévotion de la Vierge».a-t-il dit. Il est bon qu’au commencement de ce pèlerinage qui me conduira également à Reims pour le 1500e anniversaire du baptême de Clovis, nous puissions considérer ici, d’un point de vue marial la signification essentielle du sacrement de baptême», avait-il confié aux religieux.

Saint Louis-Marie a été pour Jean-Paul II un maître spirituel, qui a marqué «un tournant décisif» dans son cheminement vers le sacerdoce. Le pape l’avait déjà confié à André Frossard dans le livre «N’ayez pas peur» (1982). Dans son encyclique «Redemptoris Mater» (1987), le pape évoque encore sa figure, «qui proposait aux chrétiens la consécration au Christ par les mains de Marie comme moyen efficace de vivre fidèlement les promesses du baptême». Le cardinal Poupard avait expliqué à Saint-Laurent-sur-Sèvre: «La première chose que le cardinal Wojtyla a demandé qu’on aille lui chercher, quand il a appris qu’il était élu pape, fut le «Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge» de saint Louis Grignon de Montfort.»

Vers le Grand Jubilé

En célébrant l’»Année Montfort», qui va se poursuivre jusqu’au 19 juillet 1998, la congrégation des Montfortains invite à se mettre en route vers le Grand Jubilé de l’an 2000 dans la foulée d’un grand maître spirituel.

Né à Montfort-la-Cane (Ille-et-Villaine) en 1673, Louis-Marie Grignion a fait ses études chez les jésuites à Rennes avant d’entrer au séminaire de Saint-Sulpice à Paris. Ordonné prêtre en 1700 et nommé aumônier de l’hôpital de Poitiers, il fonda en 1703, avec Marie-Louise Trichet, la congrégation hospitalière des Filles de la Sagesse, qui étendra très vite son activité à l’enseignement des enfants pauvres. Lui-même s’est consacré à une prédication itinérante dans l’Ouest de la France. Son travail très efficace, mené selon des méthode peu classiques, sera peu apprécié des jansénistes comme des libertins. Il laisse ainsi un grand nombre de cantiques dont la mélodie est celle d’airs profanes à la mode.

En 1706, Louis-Marie laisse réunis, au sein de la Compagnie de Marie, des prêtres et des catéchistes dûment formés. Après sa mort, ce petit noyau se développera simultanément dans deux directions: la Compagnie de Marie, congrégation religieuse de prêtres (Pères montfortains) et la Congrégation enseignante des Frères de Saint-Gabriel (devenu Frères de l’Instruction Chrétienne de Saint Gabriel). A sa mort en 1766 à Saint-Laurent-sur-Sèvre, en Vendée,ou il avait établi ses quartiers, Louis-Marie nous laisse son célèbre «Traité de la vraie dévotion de la Vierge».

De nombreux missionnaires. se sont appuyés sur la Légion de Marie comme instrument privilégié de leur action évangélique;ce qui les a amené à impliquer les laïcs dans l’apostolat. Ainsi est né au Burundi, l’institut laïc des «Militantes de la Sainte Vierge». Celui-ci compte actuellement une soixantaine de membres qui vivent la spiritualité de «La vraie dévotion». Aujourd’hui, la famille montfortaine est présente dans 52 pays des cinq continents, avec 1’036 Missionnaires Montfortains, 2’570 filles de la Sagesse et 1’250 Frères de Saint-Gabriel.

Modernité, Eglise et sacrements: le téléphone portable fait son entrée dans les églises

Allo? Je dois raccrocher, je vais recevoir la communion

Hong Kong, 17 juillet (APIC) -Allo? «Je dois raccrocher. Je vais recevoir la communion». L’histoire est vraie. Elle s’est passée le 13 juillet à Hong Kong, au cours du culte anniversaire de la Fédération luthérienne mondiale (FLM), qui tenait sa 9e Assemblée dans cette ville désormais chinoise.

C’est à Hong Kong, dit-on, que l’on trouve la plus forte concentration au monde de téléphones portables et de bips. Dans les rues, dans les restaurants et les magasins, les autobus, les trams et le métro, les portables sont toujours en action! Un bruit de plus parmi d’autres. Et même à l’église désormais.

Quelle ne fut pas la surprise des fidèles présents lors de la cérémonie, en voyant et en entendant l’un des participants discuter au téléphone en attendant son tour pour la communion.

L’homme au téléphone cellulaire allait bientôt arriver au début de la ligne d’attente, rapporte le «Hong Kong Highlights», le journal publié durant la 9e Assemblée de la FLM. Non sans préciser ce que les fidèles, médusés, pensaient bien ne jamais devoir entendre dans une église: «Je dois raccrocher, c’est bientôt mon tour de recevoir la communion». (apic/eni/pr)

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