Des photos de Mgr Rauber sont disponibles auprès de l’agence CIRIC, Boulevard de Grancy 17bis, CP 405, CH- 1001 Lausanne; tél. 021/617 76 13; fax 021/617 76 14
Victime de l’ »affaire Haas »
Fribourg, 11 juin 1997 (APIC) Personnalité de haut niveau, appréciée pour son en faveur de l’Eglise et sa de la réalité ecclésiale et politique complexe de la Suisse, Mgr Karl-Josef Rauber, nonce apostolique à Berne, quitte définitivement la Suisse lundi 16 juin. Mgr Rauber a été nommé nonce apostolique pour la Hongrie et la Moldavie, une ex-République soviétique voisine de la Roumanie.
Après quatre ans d’intense activité, Mgr Rauber laisse à l’évidence un grand vide en Suisse. D’autant plus qu’il paraît bien avoir été « sanctionné » par les instances du Vatican pour sa gestion de l’ »affaire Haas » qui divise le diocèse de Coire depuis bientôt une décennie. (Mgr Wolfgang Haas a été nommé évêque coadjuteur en mars 1988 et évêque diocésain en mai 1990).
Pour l’instant, rien n’indique que ce départ aura pour corollaire – comme le souhaitent nombre de catholiques en Suisse, et parmi eux beaucoup de responsables de l’Eglise – un déplacement très prochain de Mgr Haas, qui n’a pas réussi à rétablir l’unité dans son diocèse. Selon des responsables de l’Eglise catholique en Suisse, observateurs avertis, il semble que certains membres de la curie romaine n’ont pas encore compris que dans cette affaire « il ne sert à rien de laisser le temps au temps »: les atermoiements ne font que cimenter les divisions et les « polarisations » et renforcer l’amertume des protagonistes. Des années seront nécessaires pour réparer les dégâts pastoraux causés par la mauvaise gestion de ce dossier par les instances romaines concernées.
Mgr Rauber sera un nonce regretté. Avec sa chaleur humaine, sa finesse et sa capacité d’écoute et d’analyse, il s’était rapidement attiré de nombreuses sympathies, bien au-delà des cercles diplomatiques et des milieux de la hiérarchie religieuse. Les milieux d’Eglise espèrent que le successeur de Mgr Rauber aura la même capacité d’écoute et de compréhension des structures ecclésiastiques helvétiques, marquées par une forte volonté de démocratie et de participation.
D’après les informations disponibles, il semble que le successeur de Mgr Rauber, dont le nom sera connu vraisemblablement en septembre prochain, sera une personnalité « modérée », connaissant la langue allemande. Une nécessité vitale pour un diplomate qui veut comprendre la complexité des structures ecclésiastiques, notamment en Suisse alémanique, et pouvoir lire les documents dans la langue originale. (apic/be)
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