Abus sexuels: les archives des diocèses, du pire au meilleur

Pour chaque diocèse, les historiens de l’Université de Zurich ont fait un état des lieux de la tenue des archives ordinaires et des archives secrètes. Le bilan est mitigé entre très bon et médiocre. Mais tous ont manifesté une volonté explicite de collaboration. Extraits du rapport.  

Dans les diocèses, on trouve deux catégories d’archives. Les archives ordinaires qui conservent les actes de gouvernement et auxquelles les divers collaborateurs de l’évêché ont accès et les archives secrètes, en principe sécurisées, auxquelles seul l’évêque a accès. Elles contiennent tous les dossiers considérés comme délicats, pas seulement les affaires de mœurs.

Les évêques n’ont pas rechigné à en ouvrir l’accès aux chercheurs. Mais les historiens ont rencontré des situations très diverses. Aux logiques de classement aléatoires s’ajoute une disposition très particulière du droit canon (art 489) qui veut que: «Chaque année, les documents de causes criminelles en matière de mœurs dont les coupables sont morts, ou qui ont été achevées par une sentence de condamnation datant de dix ans, seront détruits; un bref résumé du fait avec le texte de la sentence définitive en sera conservé.» Selon le zèle mis par l’évêque à appliquer cette mesure, il y a donc là pour les historiens et les victimes un obstacle majeur.

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Maurice Page

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