Rome: L’ambassadeur d’Iran souhaite la coopération avec le Saint-Siège,
Rome, 4 mai 1997 (APIC) « Je crois fermement que ceux qui suivent des religions monothéistes, quel que soit le pays ou ils vivent, doivent jouir de la sécurité et de la tranquillité de façon à ce qu’ils puissent vivre en accord avec leurs croyances et leurs préceptes religieux et pratiquer leur culte ». Cette déclaration sur la liberté religieuse a été faite samedi à Rome par le nouvel ambassadeur d’Iran près le Saint-Siège, M. Mohammad Hadi Abd Khodai, qui présentait ses lettres de créances au pape.
Saluant l’action du pape pour le dialogue avec l’Islam et en particulier le récent discours de Jean-Paul II à Sarajevo, le nouvel ambassadeur a souligné « la nécessité du dialogue et de la compréhension mutuelle ». « La coopération entre la République Islamique d’Iran et le Saint-Siège, qui tous deux jouissent d’une spiritualité particulière et d’un prestige et d’une influence très grands, peut être efficace pour guider les hommes partout dans le monde vers les valeurs spirituelles supérieures et pour combattre la corruption et la dépravation », a relevé le nouvel ambassadeur.
Dans le domaine moral », en particulier « de la santé et de la sauvegarde de la famille », des « convergences de vues » se sont manifestées avec les positions du Saint-Siège, lors des grandes conférences internationales.
L’ambassadeur s’est entendu répondre que la possibilité de professer librement sa foi est une conséquence directe de la dignité humaine. Jean-Paul II a tenu à rappeler qu’une communauté de 12’000 catholiques vit en Iran, parfaitement intégrée : « Ils se sentent véritablement iraniens, a souligné le pape C’est pourquoi les chrétiens de l’Iran, insistait le pape, doivent continuer à exister et les signes de leur présence ne doivent pas devenir de « simples monuments archéologiques ».
Le Saint-Siège compte « sur l’aide des autorités iraniennes pour garantir que les chrétiens continuent à professer en toute liberté leur foi ». Le pape souhaite que la coopération entre l’Iran et le Saint-Siège puisse s’exercer pour « la défense des droits de l’homme », et le premier d’entre eux « la liberté de conscience et de religion ».
Pas davantage de concessions pour ce qui est de la résolution des tensions internationales par la négociation, dans le respect des règles internationales. L’engagement dans ce sens est un « impératif pour construire un monde meilleur ».
« C’est seulement dans un monde de justice et de paix, que les peuples peuvent grandir dans l’obéissance à Dieu et dans le service généreux de leurs compagnons humains », a conclu Jean Paul II. (apic/imed/mp)
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