Le moine sous les projecteurs

Rome: congrès international de patristique

Rome, 6 mai 1997 (APIC) L’histoire des moines qui ont façonné l’Occident chrétien sera mise en lumière lors d’un congrès organisé à Rome du 8 au 10 mai par l’université pontificale du Latran. 300 experts venus surtout d’Italie et d’Europe prendront part à ce XXVIe Congrès international de l’Institut de patristique «Augustinianum», qui est membre des Instituts culturels de l’Unesco pour l’histoire de l’Antiquité tardive. Thème des travaux: «Le monachisme occidental des origines à la Règle des Maîtres». (cip-imed)

Fribourg: Assemblée des tâches supraparoissiales

Le nouveau statut de l’Eglise catholique en toile de fond

Fribourg, 6 mai 1997 Les délégués à l’Assemblée des tâches supraparoissiales du canton de Fribourg ont vécu lundi soir à Givisiez ce qui pourrait bien être leur dernière assemblée générale. Si les Fribourgeois acceptent le 8 juin le nouveau Statut de l’Eglise catholique, une nouvelle Assemblée ecclésiastique prendra le relais dès 1998. Les comptes 1996 de la Caisse des tâches supraparoissiales et de la Caisse de rémunération des ministères ont été largement approuvés par l’Assemblée.

La salle paroissiale de Givisiez a servi de cadre à l’exercice annuel d’approbation des comptes des tâches supraparoissiales. Mais les esprits étaient déjà tournés vers le 8 juin, date de la votation populaire sur le nouveau statut de l’Eglise catholique dans le canton de Fribourg. Jacques Ducarroz, qui a présidé durant cinq ans les travaux de l’Assemblée ecclésiastique provisoire, a passé en revue les différents chapitres du texte soumis au vote des citoyens et répondu aux nombreuses questions des délégués soucieux de connaître la portée des changements prévus.

Jacques Ducarroz a d’emblée souligné que le statut maintient le rôle traditionnel des paroisses, à savoir subvenir aux frais de culte et de pastorale, assurer la rémunération des prêtres et des personnes chargées d’un ministère ou d’un service, mettre à disposition et entretenir les bâtiments, contribuer au financement des tâches supraparoissiales et soutenir les oeuvres d’entraide.

Deux piliers de la nouvelle organisation

La nouvelle organisation ecclésiastique reposera sur deux piliers, indique Jacques Ducarroz : les paroisses et la corporation ecclésiastique cantonale créée pour prendre la relève de la Caisse des tâches supraparoissiales.

«Le nouveau statut de l’Eglise vient concrétiser la troisième phase du réaménagement des relations entre l’Etat et les Eglises». Le premier temps de ce processus date de 1982, par l’adoption de l’autonomie d’organisation des Eglises reconnues. Le Grand Conseil a ensuite voté, en 1990, une loi sur les rapports Eglise-Etat, demandant à l’Eglise catholique de se doter d’un statut propre.

La question de la définition de l’appartenance à la paroisse a été assez longuement discutée, note J. Ducarroz. Elle reste déterminée par le domicile des personnes. Eléments nouveaux : les paroissiens étrangers en font partie, en vertu du principe de l’universalité de l’Eglise, et le droit de vote est abaissé à 16 ans, âge de la majorité religieuse. L’octroi du droit de vote aux paroissiens étrangers existe depuis longtemps dans l’Eglise réformée du canton, relève le président Ducarroz.

Les «sorties d’Eglise» constituent un point délicat. On exigera toujours une déclaration écrite individuelle, mais la légalisation de la signature devant notaire est abandonnée. Le statut ne précise pas la portée canonique et pastorale des conséquences de la sortie. Le président Ducarroz estime injuste que la sortie des corporations ecclésiastiques n’ait aucune incidence pastorale, mais c’est à l’Eglise elle-même de régler ce problème. Quant aux personnes morales, elles ne pourront pas exercer le droit de sortie, conformément à la jurisprudence du Tribunal fédéral. Pour ne pas faire de la question de l’appartenance à l’Eglise une simple affaire d’argent, les paroisses auront la possibilité d’accorder une remise totale ou partielle de l’impôt ecclésiastique dans des situations économiquement difficiles.

L’autonomie des paroisses est garantie par le nouveau statut. Les disparités financières entre «riches» et «pauvres» seront atténuées par un système de péréquation financière.

Une corporation ecclésiastique cantonale unique – aujourd’hui les deux parties linguisitiques du canton ont chacune leurs structures propres – est instituée pour pourvoir aux tâches non accomplies sur le plan paroissial. Une assemblée de 90 membres sera mise en place ainsi qu’un exécutif de 5 personnes. 5’000 membres ou 15 paroisses pourront demander un référendum.

Un statut novateur et respectueux

Pour le président de l’Assemblée ecclésiastique provisoire, «la nouvelle organisation crée une meilleure intégration entre les deux parties linguistiques du canton, renforce l’assise démocratique de l’Eglise et l’association entre les instances pastorales et administatives.». Une convention réglera les liens entre la corporation cantonale et l’évêque diocésain pour éviter les conflits entre le canton et le diocèse. «Le nouveau statut repose sur des principes d’organisation administrative et financière. Il a une approche novatrice, mais aussi respectueuse des traditions du canton de Fribourg», a conclu Jacques Ducarroz.

Au reproche de «texte nébuleux», le président répond que le nouveau statut apporte au contraire des éclaircissements sur des points aujourd’hui flous. (apic/bl/mp)

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