Le Congrès sur les vocations sacerdotales et religieuses, qui s’est déroulé du 5 au 10 mai à Rome, a été marqué par des témoignages qui ont retenu l’attention, tels ceux de Mgr Audrys Backis, archevêque de Vilnius, en Lituanie, d’une religieuse de Zagreb

Mgr Backis a trouvé à son arrivée à Vilnius des prêtres âgés, « vrais confesseurs de la foi », et des prêtres jeunes n’ayant pas toujours pu recevoir la formation adéquate, des fidèles « sensibles et engagés envers leurs prêtres », des jeunes ayant une certaine « nostalgie du spirituel » mais aussi un peu déçus par une Eglise trop « cléricale ».

L’érection d’un séminaire en 1993 a été une réussite: 42 séminaristes s’y préparent actuellement au sacerdoce. Reste un gros problème, souligne l’archevêque de Vilnius: celui des formateurs. La pastorale des vocations, ajoute-t-il, s’appuie sur la journée de prière annuelle et sur la liturgie, mais aussi sur les contacts des séminaristes avec les paroisses, ainsi qu’avec les jeunes lors de journées organisées au séminaire. La vie consacrée masculine et féminine a repris elle aussi après les années de clandestinité, y compris, malgré les difficultés, la vie contemplative et monastique, même cette reprise est timide.

Le 4 mai 1995, dans les environs de Zagreb, raconte Soeur Inès Kezic, deux de ses consoeurs furent emmenées vers le pont traversant le fleuve Sava. Comme on pensait qu’il était miné, on les a fait passer les premières, ce qu’elles firent en chantant le Magnificat. Leur témoignage, rapporté par la télévision, a suscité un grand intérêt pour la vie consacrée et apporté de nombreuses vocations à leur congrégation des Soeurs Adoratrices du Sang du Christ, témoigne Soeur Inès.

Le cardinal Martini, archevêque de Milan, a décrit l’expérience des « groupes Samuel » de lecture de la Bible qu’il a lancée dans son diocèse pour les jeunes de 17 à 25 ans. Règle du jeu: accompagnement spirituel régulier, renoncement progressif à la télévision, attitude de confiance face à l’avenir, fidélité à une rencontre mensuelle. Cette réunion, un dimanche par mois, comprend la lecture de la Bible, l’adoration du Saint-Sacrement et des échanges par petits groupes: une dynamique conçue pour permettre peu à peu le discernement. L’angoisse des jeunes face à leur avenir est, selon le cardinal, le gros obstacle à surmonter. Mais l’expérience est positive: cet itinéraire a réuni 200 jeunes par an, soit en tout près d’un millier.

Plusieurs intervenants ont mis en lumière le rôle joué dans l’éveil des vocations par la paroisse (abbé Paul Agneray, diocèse d’Arras), des associations (Annie Hesius, des Focolari et de la liturgie (P. Olivier Raquez, un bénédictin belge) et de la fraternité (Soeur Emmanuelle Marie, des Dominicaines de Béthanie). (apic/cip/imedia/cic/be)

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