Nha Nhi Tran est une Vietnamienne d’origine chinoise de 28 ans. Sa langue maternelle est le cantonais. Arrivée en France à l’âge de 9 ans, elle a fréquenté la mission catholique vietnamienne puis s’est investie à l’aumônerie de la faculté de Jussieu, à Paris. «Je ne connaissais pas la pastorale des migrants auparavant mais le projet m’a paru intéressant d’emblée. Il correspondait à ma recherche. Après avoir longuement été préoccupée de m’intégrer, j’ai repris conscience de mes propres racines. Je me disais : Tous ces gens vivent côte à côte sans se rencontrer, quel dommage ! Au sein de l’équipe de coordination, les débuts ont été très durs car il faut dépasser les différences de culture et ce n’est pas aussi simple. Comme migrants, quelle que soit notre origine, on a un fonds commun, un même profil». Dans un ou deux ans, Nha Nhi Tran ira vivre en Chine pour approfondir ses racines, la foi toujours chevillée au corps. «J’ai toujours su que j’étais catholique, même quand j’étais un peu embrouillée dans mon identité!» D’ici là, elle espère bien que le succès de Jeunes Pentecôte 97 permettra vraiment aux jeunes d’exister au sein des équipes pastorale de migrants. «Si on pouvait créer un vrai réseau multilatéral de jeunes, ce serait un succès». (apic/jcn/aa)
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