Les 44 paroisses de l’ENPG subsistent pour l’instant

Genève: Les contributions ecclésiastiques de l’Eglise protestante toujours en baisse

Genève, 27 avril 1997 (APIC) Après avoir voté en janvier dernier un plan de retraites anticipées qui fait passer le nombre de ses postes ministériels de 94 à 77, l’Eglise nationale protestante de Genève (ENPG) a fait un pas supplémentaire dans la réforme en cours dans l’Eglise protestante genevoise. Finances obligent! En 1996, les recettes de la contribution ecclésiastique ont procuré à l’ENPG 9,75 millions de francs alors que le budget prévoyait une rentrée de 11,525 millions.

L’ENPG devait en effet adopter une nouvelle répartition des forces. Lors de sa dernière session, le Consistoire de l’Eglise nationale protestante de Genève (ENPG) a décidé de doter l’Eglise d’une structure en régions et en regroupant les ministères spécialisés. Mais ces décisions ont été assombries par l’annonce d’une nouvelle baisse des contributions ecclésiastiques en 1996. En outre, les délégués ont accepter de transformer le Centre de rencontres de Cartigny en maison de prière.

Désormais, les 44 paroisses protestantes du canton ne seront plus réparties en 9 arrondissements, mais en 6 régions. Quant aux ministères spécialisés, ceux ayant trait à la formation, à l’animation, à l’accompagnement et à la catéchèse, ils seront regroupés en quatre services. Un des buts de la réforme «Notre Eglise demain» est d’obtenir une meilleure collaboration entre les paroisses d’une même région, entre les régions et les ministères spécialisés. C’est pourquoi le Consistoire a décidé d’attribuer un certain nombre de postes aux régions qui se les répartiront de manière à avoir un ministre répondant par paroisse et des ministres au service de l’ensemble de la région.

Quant aux services, ils obtiennent aussi un certain nombre de postes à se répartir. Enfin pour assurer le lien entre régions et services, le Consistoire a décidé qu’il y aurait dix postes dits «rayonnants» dont les titulaires – douze ministres à mi-temps – feront la navette entre les services et les régions en fonction des besoins spécifiques de ces dernières.

Les dures réalités financières de la séparation Eglises-Etat

Inutile de rappeler qu’à Genève, les Eglises sont séparées de l’Etat et qu’elles ne vivent que par la générosité de leurs membres, invités à verser une contribution ecclésiastique volontaire. Malheureusement, les effets de la conjoncture se font ressentir et l’insécurité économique met des limites à la générosité. Pour l’exercice écoulé, les recettes de la contribution ecclésiastique ont procuré à l’ENPG 9,75 millions de francs alors que le budget

prévoyait une rentrée de 11,525 millions. Cette somme a été versée par 13’272 foyers contre 13’682 l’année précédente. La fidélité des protestants soucieux de donner à l’Eglise les moyens de vivre n’est pas en cause, estiment les responsables de l’ENPG, puisque leur nombre – trop modeste certes – reste stable. (apic/spp/be)

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