Un capucin belge n’a pas reconnu sa paroisse rurale

Pakistan: vingt ans après

Lahore, 28 avril 1997 (APIC) «Les vents du changement ont soufflé avec force»: de retour dans son ancienne paroisse rurale d’Adah,au Pakistan, à 120 kilomètres au nord de Lahore, le Père Alaban Maertens, un capucin belge, n’en revient pas. La communauté qu’il a quittée vingt ans plus tôt est en plein boom.

Le P. Alaban a été missionnaire à Adah de 1964 à 1977. De retour pour une visite amicale, il a été impressionné par le nombre d’entreprises qui y ont été créées. De nombreux chrétiens y sont employés pour fabriquer des vêtements de cuir, des articles de sport, des instruments de chirurgie… Beaucoup d’habitants des paroisses voisines s’y sont installés. «Les chrétiens étaient méprisés à cause de leur origine et de leur statut. Mais ce temps est révolu. Si un travailleur est habile et efficace, il peut bien gagner sa vie», affirme le capucin.

L’entreprise Saga, qui fabrique des articles de sport, emploie 400 jeunes de la région, âgés au minimum de 18 ans et chrétiens pour la plupart. Plusieurs ont du reste monté avec succès leur propre entreprise, le plus souvent grâce à des capitaux étrangers. Certaines entreprises fournissent gracieusement le repas de midi, d’autres se chargent de la scolarisation des enfants. Seul point noir, estime le capucin, les ruraux ont souvent de 8 à 10 enfants, et ceux-ci continuent à aider leurs parents à subvenir aux besoins du foyer. (apic/cip/ucan/pr)

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