Il manque encore 120’000 places d’hébergement

Paris: Mgr Dubost fait le point à 4 mois des Journées mondiales de la Jeunesse

Paris, 30 avril 1997 (APIC) Oui il manque encore quelque 120’000 places pour loger les jeunes en août lors des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), Non le financement partiel de celles-ci par des entreprises ne gêne aucunement… Pour Mgr Michel Dubost, responsable de la préparation de cet événement, les JMJ représentent une bonne réponse aux attentes des jeunes. Il fait le point àà quelques mois du rendez-vous.

Mgr Dubost: Les JMJ ont permis à une nouvelle génération de jeunes de s’investir en Eglise pour leur préparation. Dans beaucoup de diocèses, les jeunes et moins jeunes se rencontrent pour les JMJ, C’est fondamental pour le tissu social de l’Eglise. Je rappelle que le pape a eu l’idée des JMJ à la suite d’une expérience positive du grand rassemblement au Parc des Princes, à Paris, où contre toute attente, les jeunes sont venus en nombre. Ils ressentent particulièrement ce besoin de «congrégation» cher aux sociologues, avec, à la clé, le rêve d’une société mondiale fraternelle et un besoin de donner du sens à ce qu’ils vivent. C’est la base humaine des JMJ. L’Eglise propose de la confronter à l’expérience du Christ, l’expérience du don qu’il fait de lui-même. Le succès des JMJ, même si les jeunes n’adhèrent pas à tout, tient donc à la fois aux besoins proprement humains et au fait que le Christ soit au Centre.

APIC: On attend combien de jeunes? Et où en est-on avec l’hébergemnt?

Mgr Dubost: Entre 70 et 80’000 jeunes étrangers dans les diocèses, avant les Journées de Paris et la venue du pape. Entre 300 et 350’000 pendant la semaine à Paris. Et près de 600’000 pour la messe papale du dimanche. Les étrangers s’inscrivent plus que les jeunes français, qui n’ont pas le réflexe de le faire…

Le problème de l’hébergement? Il nous faut trouver au total 350’000 places. Nous en avons déjà 230’000, dont beaucoup en logement collectif (gymnases, etc). Mais notre objectif pastoral reste d’accueillir 40% des jeunes dans les familles

APIC: Le financement partiel des JMJ par des entreprises ne pose-t-il pas problème? Nombre de PDG semble vouloir contribuer au succès de cet événement, publicité oblige. Pour preuve, l’affaire des 5’000 chasubles offertes par le couturier Castelbajac. Un geste largement médiatisé et pas toujours bien vu.

Mgr Dubost: Je dois boucler mon budget et je n’ai pas d’autre solution que de prendre l’argent là où il est et dans les formes légales. Mon expérience de 30 ans de prêtrise me permet de dire que faire la quête n’est ni facile ni amusant. Mais l’Eglise qui est en France n’a pas d’autre choix. Non seulement les chasubles en question ne nous coùteront rien, mais nous les revendrons sûrement après les JMJ pour redistribuer l’argent là où il manque. Ce que j’aimerais, par contre, c’est de trouver des mécènes pour acheter les œuvres d’art de jeunes artistes qui ont une expression de foi magnifique, afin de les exposer à cette occasion.

APIC: Coût, de l’événement du mois d’août?

Mgr Dubost: On l’estime à 250 millions de FF (environ 60 millions de FS), transport, nourriture et logement compris, contre 1,6 milliard de FF pour la prochaine coupe du monde de football. Considérant que le chiffre cumulé des étrangers qui se déplaceront dans la capitale pour ces deux manifestations est le même, je vous laisse apprécier la différence sachant que les services précités ne sont pas compris dans le cas de la coupe du monde… (apic/jcn/pr)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/paris-mgr-dubost-fait-le-point-a-4-mois-des-journees-mondiales-de-la-jeunesse/