Mgr Cipriani critique l’intransigeance du gouvernement et du MRTA

Pérou : Otages à la résidence de l’ambassadeur japonais

Le président Fujimori prêt à céder sur plusieurs points

Lima, 25 mars 1997 (APIC) Mgr Cipriani, archevêque d’Ayacucho, a critiqué les positions intransigeantes du gouvernement péruvien et du MRTA dans l’affaire des otages. Reprochant notamment au président Fujimori de ne pas prendre au sérieux la médiation des gouvernements étrangers. Mgr Cipriani maintient des contacts permanent avec les 72 otages et les quinze membres du MRTA qui occupent la résidence de l’ambassadeur du Japon depuis le 17 décembre.

Au 100e jour de la prise d’otages, les négociations directes entre le gouvernement et le MRTA pourraient reprendre ces prochaines heures, sur plusieurs points sur lesquels Fujimori serait prêt à négocier sous la pression du Japon : une loi d’amnistie pour les 15 membres du commando – aucune plainte n’a été déposée depuis la prise de la résidence – ; la libération de certains prisonniers condamnés à des peines excessives ; et l’amélioration des conditions de détention dans les prisons. Les dossiers des 458 militants du MRTA emprisonnés, seront ainsi étudiés au cas par cas.

Le MRTA, rendu plus méfiant encore à l’égard du gouvernement après la découverte d’un tunnel creusé par les forces armées , couche pour sa part sur ses positions, à savoir sa principale revendication : la libération des 458 militants.

Le grave problème des prisons péruviennes

Le système des prisons au Pérou a atteint depuis des années un point critique. La prison de Lurigancho, à l’Est de Lima, a été construite en 1964 pour abriter un maximum de 1’500 prisonniers de droit commun dans 12 pavillons. Elle compte actuellement plus de 5’000 inculpés. On estime aujourd’hui à plus de 6’000 le nombre de prisonniers politiques incarcérés au Pérou. 4’000 d’entre eux seraient innocents ou condamnés à des peines disproportionnées.

Un système de juges > est chargé des cas de terrorisme. Un système voulu par Fujimori dans le cadre des lois anti-terroriste appliquées en 1992 après la dissolution du Congrès lors de son

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