Jérusalem : la Ville Sainte reste interdite aux chrétiens palestiniens
Jérusalem, 28 mars 1997 (APIC) – Alors qu`à Jérusalem, à l`approche des célébrations qui marquent la résurrection de Jésus Christ, des milliers de pélerins parcourent la Via Dolorosa, certains portant des croix de bois, deux responsables catholiques, Mgr Michel Sabbah et le custode de Terre Sainte le Père Guiseppe Nazzaro déplorent qu`un grand nombre de chrétiens de la région se voient encore refuser l’accès aux Lieux Saints.
La Via Dolorosa est cette rue pavée qui traverse la vieille ville de Jérusalem et qui, selon la tradition, serait le chemin qu`aurait suivi Jésus avant d`être crucifié. Des milliers de pélerins sont arrivés à Jérusalem cette semaine pour célébrer Pâques le 30 mars, d’après le calendrier des Eglises d`Occident. Un autre afflux de pélerins est attendu avant le 27 avril, date à laquelle les orthodoxes fêteront Pâques.
Depuis que la ville est tout entière sous contrôle israélien, c`est-à-dire depuis la guerre des six jours de 1967, Jérusalem – ville sainte pour les juifs, les chrétiens et les musulmans – est en grande partie inaccessible aux Palestiniens – chrétiens et musulmans.
Le custode de Terre Sainte, Giuseppe Nazzaro, a rapporté au correspondant de l’agence œcuménique ENI que le gouvernement du premier ministre Benyamin Nétanyahou avait rejeté la demande qu`il lui avait faite d`autoriser les chrétiens de Bethléem et d`autres villes de Cisjordanie à venir à Jérusalem pour les célébrations de Pâques.
Des fidèles traités comme des terroristes
Giuseppe Nazzaro est responsable des franciscains de la custodie de Terre sainte qui, depuis le XIVe siècle, sont chargés par le pape de la garde des Lieux Saints. , dit-il.
Parmi les Lieux Saints confiés à la garde du custode figure le site archéologique du monastère de Sainte-Paola sur le mont Abu Ghneim, une colline boisée sur laquelle Israël a entrepris de construire une nouvelle colonie de peuplement très controversée, Har-Homa. La colline se trouve dans une région de Jérusalem confisquée à Bethléem en 1967-68, et depuis lors, source de disputes. Les violences ont éclaté au début du mois lorsque Israël a commencé la construction de 6 500 logements destinés à des familles juives.
Le processus de paix chancelle estime Mgr Sabbah
Pour le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Michel Sabbah, Michel Sabbah et Giuseppe Nazzaro pensent tous deux que le processus de paix est fortement menacé. Selon le patriarche latin,
Mgr Sabbah réitère son appel pour que Jérusalem obtienne un statut unique et spéécial qui garantisse son caractère de ville sainte et sa souveraineté. Dieu a voulu que cette ville soit un héritage sacré pour les trois religions monothéistes.(apic/eni/mp)
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